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Les modernes et les autres. M.Onfray

01/06/2011

Voici des extraits d’un court texte de Michel Onfray pour la revue Corps et Culture, avec un passage particulièrement riche sur les profs d’EPS. Rien ne vaut la lecture du texte complet (ici), site de M.Onfray ().

« Pour trouver un lecteur ami, critique, mais ami, il faut aller ailleurs, loin. Plus particulièrement du côté des hommes et des femmes qui travaillent dans le réel… »

« J’aime la compagnie des cuisiniers et des chorégraphes, des artistes peintres et des plasticiens, des compositeurs et des interprètes, des musiciens et des viticulteurs, à chaque fois des personnes qui m’en apprennent plus sur le monde que n’importe quel philosophe sorbonagre. « 

« Au banquet des lecteurs qu’on souhaite, celui des passeurs, il me faut aujourd’hui ajouter une catégorie dont j’ignorais l’amitié : celle des sportifs. Et qui plus est des sportifs qui pensent, une engeance qu’on a toujours tendance à croire oxymorique dans le monde des amateurs de seules bibliothèques. Pourtant, la conversation avec mes collègues d’EPS, au lycée où j’enseigne, m’a depuis longtemps convaincu qu’on ne pratique plus aujourd’hui comme au temps de l’institution scolaire carcérale de mon enfance et de mon adolescence.

Finis les profs d’EPS qui sont anciens de la guerre d’Algérie, mixte d’aumôniers et de lutteurs préhistoriques, hommes ou femmes de Cro-Magnon décérébrés, tous ceux dont l’abondance musculaire se paierait de défaillance en matière grise. Il faut maintenant compter avec des collègues parmi les plus cohérents dans leur approche des élèves, car ils les voient dans l’intégralité de leur corps, donc de leur âme, là où les autres, le professeur de philosophie plus qu’un autre, les considèrent sinon comme des têtes, du moins comme des troncs. Là où est le corps entier, non châtré, non idéalisé, non aseptisé, non métamorphosé en concept, est ce que Nietzsche appelait la Grande Raison. Je me réjouis donc que Jacques Gleyse se fasse le passeur entre ce monde et le mien . »

« Est moderne ce qui permet, et de tout temps, la lutte contre les vertus qui rapetissent, les vertueux qui haïssent le corps autant qu’ils vénèrent l’ascétisme sous toutes ses formes, les vendeurs d’arrières mondes, les idéalistes, spiritualistes et autres promoteurs de tempérance, de juste milieu, de consensus. »

Michel Onfray, « Les modernes et les autres », Corps et culture [En ligne], Numéro 2 |  1997, mis en ligne le 03 mai 2007

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