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Proposer des activités physiques au plus de 65 ans.

04/01/2012

L’étude de cohorte 3C explore les facteurs vasculaires et le risqué de démence chez des individus de plus de 65 ans non institutionnalisés habitant dans l’une de ces trois villes : Bordeaux, Dijon et Montpellier Cette étude est portée par l’Université de Bordeaux et plusieurs équipes INSERM (site internet de l’étude).

Un article vient d’être publié à partir d’une partie données de cette cohorte (2 villes, 4848 sujets) (Bazin et al. 2011). L’objectif était d’explorer l’association entre prise de benzodiazépine (au moins une prise dans le mois précédent l’entretien) et activités de loisirs (activité mentale, sociale, physique, passive, productive, récréative) en contrôlant les facteurs confondants.

Les benzodiazépines sont des hypnotiques qui sont prescrits dans le cadre de troubles anxieux et de troubles du sommeil. Cette catégorie de traitement souvent prise sur le long terme, ce qui peut engendrer des effets négatifs (e.i. tolérance…) chez les plus de 65 ans (plus d’info ici et ).

 18% des sujets reportent un usage de benzodiazépine. Ces sujets sont le plus souvent des femmes, des personnes de plus de 75 ans et consultent plus leur médecin traitant. Ils obtiennent des scores plus élevés aux échelles de dépression, d’anxiété et de troubles du sommeil. En revanche, aucune différence est retrouvée en terme de troubles cognitifs, de niveau d’éducation et de réseau social.

L’usage de benzodiazépine est associée avec une faible ou une absence de participation à une activité mentale OR = 1.31 (95% CI: 1.09 to 1.58), une activité physique OR = 1.50 (CI: 1.12 to 2.03), activité productive OR = 1.28 (CI: 1.05 to 1.55) et une activité récréative OR = 0.82 (CI: 0.69 to 0.97). Les sujets de plus de 65 ans faisant état d’activités de différentes natures à une fréquence raisonnable consomment moins de benzodiazépine.

Intérêts : données sur un échantillon francophone, souligne l’intérêt de mettre en place des activités de sollicitation des plus de 65 ans.

Limites : données transversales, mesure et classification des différents types d’activités sont assez arbitraires et peu étayées.

 Commentaires : cet article souligne à nouveau l’intérêt de valoriser les activités chez les plus de 65 ans. L’activité physique a un rôle majeur car ses bénéfices sont systémiques : dépression, cognition, estime de soi, qualité de vie, prévention des troubles de l’équilibre. Ces résultats sont à mettre en lumière avec les travaux sur la cohorte européenne SHARE et les travaux, notamment de Stéphane Adam sur l’âge du départ à la retraite et les activités post-retraite.

Bazin et al. 2011. Engagement in leisure activities and benzodiazepine use in a French community-dwelling elderly population. International Journal Geriatric Psychiatry.

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