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Exercice physique ou médicaments pour vivre plus longtemps ? (2)

14/10/2013
reflexion

L’article précédent présentait une étude de Naci & Ioannidis (2013), il apparaît alors pertinent d’y revenir et de partager quelques réflexions.

Naci & Ioannidis (2013) utilisent un terme excellent dans leur discussion « Geometry of existing evidence » (la géométrie variable de la preuve). En effet, ils soulignent que les preuves des effets de l’exercice physique sur la mortalité sont rares. Les analyses montrent des résultats significatifs pour certaines pathologies mais deux caractéristiques sont en défaveur de l’exercice physique : le nombre d’essais cliniques en comparaison aux traitements (57 vs 305 essais) et le nombre faible de sujet inclus (14716 vs 339274).

Ils ajoutent que ces différences influencent négativement la place de l’activité physique dans les recommandations de prise en charge des pathologies (Voir ci dessous), repoussant les interventions non pharmacologiques et renforçant le rôle central des traitements pharmacologiques.

Sans développer une pensée manichéenne, nous avons plusieurs fois sur ce blog souligné la place primordiale des stratégies non pharmacologiques (comprenant l’activité physique) dans l’amélioration et la gestion des maladies chroniques ou maladies mentales. Or en terme de santé publique et de recherche clinique qui aujourd’hui en France et en Europe finance cette recherche, évalue les faits, établit des recommandations claires, forme les professionnels de la santé, évalue le co-efficacité ?

Gageons sur l’avenir, où les futures recommandations centrées sur une pathologie ou les décisions de santé publiques ne seront plus uniquement guidées par un corps de métier, inclura de véritables spécialistes et comparera les effets secondaires et coûts des traitements.

A court terme, ne pourrait-on proposer pas aux médecins (généralistes et spécialistes), et aux professionnels paramédicaux de se former sur les stratégies non pharmacologiques et l’Evidence Based Medicine.

« As the disparity between exercise based and drug based treatment evidence has increased, clinical practice guidelines have followed suit.49 50 For example, although earlier versions of the United States’ national cholesterol education programme guidelines advised the use of statins only after exhausting interventions for intensive lifestyle modification for the prevention of coronary heart disease in people with high cholesterol levels,51 subsequent versions progressively lowered the threshold for drug treatment and considerably expanded both the scope and the intensity of drug treatment. »

Naci, H., & Ioannidis, J. P. A. (2013). Comparative effectiveness of exercise and drug interventions on mortality outcomes: metaepidemiological study. BMJ, 347(oct01 1), f5577‑f5577. doi:10.1136/bmj.f5577

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