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L’activité physique, un signe vital à questionner par les médecins

06/11/2013

Vous trouverez ci-dessous un résumé adapté d’un appel à l’action paru il y a un an dans la revue British Journal Sports Medicine rédigé par des chercheurs américains (en accès libre). Il se résume en 3 points :

1 – Fournir aux médecins les aides et supports nécessaires pour évaluer et prescrire de l’exercice physique à leurs patients.homer

Évaluer l’activité physique comme un signe vital, Connecter le monde de la santé et du sport

2 – Développer des stratégies de remboursement

Développer des programmes de formation ayant pour objectif d’améliorer leurs compétences dans la promotion de l’activité physique chez les médecins

Ceux-ci devraient traiter de physiologie de l’exercice, des déterminants sociaux de l’activité physique, des bénéfices de santés liés à l’activité physique, des spécificité de prescription de l’exercice, de techniques motivationnelles….

Développer les stages en Médecine du sport

3 – Encourager les étudiants, internes, praticiens hospitaliers et internes à être actif et à servir de modèle pour leur patients, familles et la communauté

Remarques : Ce texte court est bien construit et argumenté. Malgré cela, la vision de la promotion de l’activité physique reste basée sur un patient exécutant et relativement passif. Il semble important de souligner que la promotion de l’activité physique doit rassembler autours d’une même table : des sociologues, psychologues, physiologistes, spécialistes de la communication, décideurs politiques nationaux et professionnels de la prévention afin de pouvoir appréhender la complexité de cette problématique. De plus, certains pays comme le Royaume-Uni ou la Nouvelle Zélande ou états US ou Australiens développent depuis maintenant des initiatives pensées, appliquées et évaluée depuis plus de 10 ans.

Pendant ce temps la en France… on vante l’expérimentation de Strasbourg, on pense les Fédérations Sportives comme seules alternatives, on fait du « healthwashing » (ou comment apprendre la chute au judo pour lutter contre son diabète), on utilise un ex-champion pour prôner l’injonction sportive…

Joy, Blair, McBride,Sallis, Physical activity counselling in sports medicine: a call to action. British Journal Sports Medicine 2013 ; 47:49-53. doi:10.1136/bjsports-2012-091620

(VOUS POUVEZ MAINTENANT RETROUVER LE BLOG SUR FACEBOOK)

2 commentaires leave one →
  1. 07/11/2013 1:17

    Votre commentaire me confirme dans l’idée du besoin de rassembler les différents acteurs (politiques, scientifiques, de terrain) pour construire et penser l’activité physique dans le cadre de l’éducation et de la santé publique.

  2. 06/11/2013 10:13

    Monsieur PAQUITO,

    Tout d’abord, merci pour votre blog, qui pour moi représente un belle source d’information de qualité et un appui réel pour m’aider à mobiliser, interpeler, éveiller l’esprit des acteurs de santé publique avec lesquels je travaille au quotidien.

    La conclusion de cette article résume clairement le décalage en France entre l’illusion que veulent donner les pouvoir public de proposer du « sport-santé » à la population mais qui au final n’offre qu’une subtile stratégie d’orientation et de recrutement pour les fédérations sportives… et le besoin pour la population de retrouver simplement plus de mouvement dans son quotidien sans la privé de sa liberté de choix.

    Malheureusement, le lobby du mouvement sportif semble préoccupé par la perte d’un « marché »… et n’a pas hésité en 2011 à lancer un combat engagé pour que le sport retrouve le devant de la scène :
    « l’idée selon laquelle le sport ne constituerait qu’une activité secondaire, accessoire, que l’on ne traiterait qu’après le reste et qui ne relèverait finalement que d’une simple consommation individuelle de services culturels, doit impérativement évoluer »
    (http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/114000369/0000.pdf).

    Pourquoi une telle crainte envers l’AP? pourquoi ne pas y voir un atout cohérent, une complémentarité indéniable? et non une opportunité de gagner plus…de licencié, de cotisations, de poids dans les discussions…

    N’étant pas contre le sport, bien au contraire, il me semble que le sport apporte une réponse adaptée à des milliers des personnes qui bouge avec plaisir. Pourtant l’offre de « sport » atteint aujourd’hui ses limitent quand on parle d’enjeux de santé publique pour une vaste tranche de la population. L’essence même du sport y est questionné si une « sportivisation de la santé » ou une « médicalisation du sport » apparait…

    Et j’ai la sensation, comme vous, que ces pleins pouvoirs « sportifs » sur l’offre du « corps en mouvement » voilent la multitude d’opportunités, de nouveaux schémas existant ou à construire afin de rendre la population active, freinent l’émergence d’acteurs porteurs de solutions innovantes et pluridisciplinaires…

    Bref, dans une société où règne la consommation, il est dommage et préjudiciable de vouloir toujours adapter l’individu à l’offre (bancale) au lieu de repenser des réponses globales harmonieuses pour tous…

    Continuez à alimentez nos argumentaires,
    Merci

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