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Prescription de l’activité physique par des infirmières

23/12/2013

nurseUn précédent article posté sur le blog GERAR questionnait la question de la prescription de l’activité physique (AP). Une enquête récemment publiée vient encore fournir du matériel de réflexion à cette problématique.

Lamarche et Vallance (2013) ont réalisé une étude transversale en ligne auprès d’infirmières canadiennes afin d’explorer leur niveau de compétence et l’importance perçu à propos de la prescription d’AP.

Parmi les 148 répondants, 63 % déclarent ne pas avoir reçu de formations spécifiques à l’égard de l’AP et prescrivent de l’AP à environ 59 % de leurs patients

Leur niveau de compétence perçu à la prescription est associé positivement au nombre de minutes d’AP hebdomadaires que celles-ci effectuent elles-mêmes.

Les freins à la prescriptions décrits sont : manque de temps, faible adhésion du patient, leur manque de formation spécifique, le manque de motivation perçu du sujet.

Cette modeste étude ne peut qu’étayer les conclusions du précédent article : « La promotion de l’AP dans le domaine de la prévention primaire, secondaire et tertiaire devrait à l’avenir se baser sur une approche pluridisciplinaire prenant en compte les caractéristiques des usagers et des professionnels de la santé »

Lamarche, Vallance (2013).Prescription for physical activity a survey of Canadian nurse practitioners. The Canadian Nurse

3 commentaires leave one →
  1. Guillaume permalink
    23/12/2013 10:29

    Je ne sais pas ou l’étude a été réalisée spécifiquement au Canada. Par expérience au Québec, du moins dans le secteur sanitaire, le rôle de la « nurse » est bien identifié.

    Pivot dans le parcours de soin du patient (du moins la ou j’ai traîné) c’est elle qui redirigeait le patient vers les kinésiologues (« équivalent » enseignant en APA), physiothérapeutes (« équivalent » kiné), diète … Concernant ce que nous pourrons appeler les « soins de support » elle avait un rôle de conseil pas de prescription. A ce titre les résultats de l’étude ne sont donc pas trop surprenant.

    Honnêtement, de part leur responsabilité dans le parcours de soin du patient, c’est presque un autre métier qu’exercent certaines infirmières au Québec par rapport à la France. A mon sens bien plus reconnaissant du rôle et des responsabilités que peut endosser ce corps de métier.

    Un exemple à suivre ?

    • 23/12/2013 10:42

      Merci de ce commentaire de qualité.
      Pour être précis, 11 provinces sont représentées dans cette étude dont majoritairement de répondants du Saskatchewan (23%). Je reconnais clairement, les différences majeures en terme de statuts et de fonctions entre les « nurses » N-Américaines et les infirmières françaises.
      « Pivot dans le parcours de soin du patient », quel génial support pour provoquer et construire de la pluridisciplinarité au service du patient.
      Effectivement un modèle dont il faut s’inspirer, mais malheureusement en France, les médecins sont fortement opposés à ouvrir plus de prérogatives aux infirmières, et le système de santé reste ultra-hiérarchisé. La prise en charge de malades chroniques, la préventions, des dossiers sur lesquels nous sommes loin d’être en pointe.

Trackbacks

  1. Les oncologues et leurs croyances envers l’activité physique | Activités physiques (adaptées)...

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