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Promouvoir et comprendre l’activité physique ou quand la complexité est au rendez-vous

02/04/2015

Les lecteurs du blog se rappellent de l’article de Janvier sur les mineurs anglais. J’y amorçais l’idée d’un vision de la promotion de l’activité physique parfois trop centrée sur des caractéristiques individuelles. Dans le domaine de la recherche ou dans le domaine clinique, éducatif ; les professionnels peuvent avoir tendance à uniquement prendre en compte des facteurs personnels (moi le premier) comme les indicateurs motivationnels, l’indice de masse corporel, la capacité à l’effort, la sévérité de la pathologie…

Or il existe une vision plus large, appelée une vision écologique de l’activité physique (1,2). Je reprend ici un extrait d’un chapitre de Claudio Nigg, tiré de l’excellent livre The Oxford Handbook of Exercise Psychology (3). Le modèle écologique classe systématiquement les facteurs associés à la santé selon 5 niveaux d’influence. Un comme un oignon, chaque couche a une influence proximale et distale sur les autres.

  • Niveau intrapersonnel : caractéristiques de l’individu (démographiques, personnels, croyance et attitudes)
  • Niveau interpersonnel : réseaux sociaux formels ou informels d’aide (famille, pairs, collègues de travail…)
  • Niveau communautaire : caractéristiques et règles qui encourage ou limite certains comportements
  • Niveau organisationnel : influences de l’organisation sociale de la société
  • Niveau politique : lois locales, nationales qui influencent de façon proactive ou non les comportements de santé.

modèle écologique de promotion de la santé

Ce modèle a l’avantage d’être très simple, et aide à mettre les choses en perspectives. Les professionnels de l’activité physique peuvent l’utiliser pour mieux cerner des problématiques rencontrées au sein d’institutions, par exemple. Deuxièmement, celui-ci étaye aussi la place de la politique dans la promotion de la santé. Quelles sont les volontés à ce sujet depuis 15 ans pour promouvoir, valoriser l’activité physique à des fins de santé ? Ou peux-t-on analyser l’ « expérience » de Strasbourg à travers ce prisme ? Troisièmement, ce modèle illustre les différentes qualités des acteurs qui entrent en jeu lorsque l’on veut promouvoir la santé, particulièrement l’activité physique. Les anglais l’on bien compris avec la création de l’Exercise Referal System, qui existe depuis 10 ans (voir l’article de la revue Santé Publique à ce sujet en accès libre (4)).

La rubrique AUTEUR DU BLOG a été réorganisée et plusieurs articles sont téléchargeables librement.

  • 1. Glanz K, Bishop DB. The role of behavioral science theory in development and implementation of public health interventions. Annu Rev Public Health. 2010;31:399–418.
  • 2. Glanz K, Rimer BK, Viswanath K. Health Behavior and Health Education: Theory, Research, and Practice. John Wiley & Sons; 2008. 968 p.
  • 3. Acevedo EO, editor. The Oxford Handbook of Exercise Psychology. New York: Oxford University Press; 2012. 544 p.
  • 4. Bernard P. Les systèmes d’orientation à l’activité physique au Royaume-Uni : efficacité et enseignements. Santé Publique. 2014 Nov 24;26(5):647–54.

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