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« Come as your are » pour ré-entrainer les patients BPCO – MPOC

30/05/2015

Dans le livre « Autoportrait de l’auteur en coureur de fond » de Murakami, l’auteur qui narre son expérience de course à pied au quotidien, ses préparations de marathon, rappelle : « Je

Murakami

Murakami

préfère le rock, parce que la batterie est ce qui accompagne le mieux le rythme de la course. J’aime en particulier les Red Hot Chili Peppers, Gorillaz et aussi Beck ; également des groupes plus anciens, comme Creedence Clearwater Revival et les Beach Boys. »Les personnes qui pratiquent une activité physique répétitive comme la course à pied, le vélo ou musculation par exemple, utilisent très souvent de la musique durant leur pratique. Plusieurs études ont examiné le rôle de la musique, de ses fréquences… sur la diminution de sensations négatives lors de procédures médicales.

Une étude belge sous presse dans Respiratory Care2 explore un sujet méconnu : est-ce que la musique ambiante affecte l’intensité de l’effort perçu durant une séance de réentrainement à l’effort chez des sujets touchés par une Broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) (Maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) pour les lecteurs québécois). Les investigateurs évaluaient aussi l’anxiété (sous échelle du HADS), la dyspnée perçue (par EVA) et les paramètres cardiorespiratoires pré-, post-session.

43 participants ont réalisé dans un ordre aléatoire, une séance d’exercice physique avec ou sans musique d’ambiance. La séance se décomposait en 30 minutes d’intervalle training, 10min de rameur à intensité modérée et de renforcement musculaire. La musique atteignait 70 décibels et les morceaux choisis avaient un tempo similaire de 120 beats/min (voir la vidéo ci-dessous pour se rendre compte).

Résultats : L’intensité de l’effort perçu n’est pas modifiée par la musique ambiante. Uniquement l’anxiété était significativement diminuée à la fin de la séance « musicale ». Cependant, la diminution ne correspondait pas à une diminution dite clinique de 1.5 points.

Les résultats de cette étude originale ont besoin d’être confirmés mais cela peut faire réfléchir les cliniciens et chercheurs à l’impact des conditions environnementales sur des résultats qu’ils peuvent attribuer (uniquement) à l’activité physique.

  1. Murakami H. Autoportrait de l’auteur en coureur de fond. Paris: 10/18; 2011.
  2. Reychler G, Mottart F, Boland M, et al. Influence of ambient music on perceived exertion during a pulmonary rehabilitation session: a randomized crossover study. Respir Care. 2015;60(5):711-717. doi:10.4187/respcare.03671.

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