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La revue Santé en Action, numéro sur l’Activité Physique sans Activité Physique Adaptée, si c’est possible !

20/09/2015

inpesLe numéro de La Santé en Action de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) de Septembre 2015 consacre un dossier : « Promouvoir des environnements favorables à la pratique de l’activité physique » (téléchargeable ici).

Le numéro développe un premier article très clair sur le passage de l’intention à l’action dans le domaine de l’activité physique (Déterminants individuels de l’activité physique : revue de la littérature scientifique), suivi d’un riche entretien avec Anne Vuillemin à propos des ressorts d’une stratégie nationale de promotion de l’activité physique. Voici par exemple ce qui est proposé :

  • « Développer et de coordonner les politiques de promotion de l’activité physique bénéfiques pour la santé dans les différents secteurs (santé, sport, environnement, urbanisme, etc.). »
  • « Développer des environnements propices a la pratique de l’activité physique »
  • « Des consultations sur le mode des consultations d’aide à l’arrêt du tabac pourraient voir le jour »

Elle souligne aussi la question de l’article 35 : « à la question Il faut expliquer qu’il s’agit non pas de ≪ faire du sport ≫ à tout prix, mais davantage d’adopter un mode de vie actif, ce qui est diffèrent. Les décisions publiques ne vont pas toujours en ce sens. L’article 35 du projet de loi sur la modernisation du système de santé prévoit ainsi que l’activité physique adaptée, prescrite par les médecins pour les malades en affection de longue durée, soit réalisée dans le cadre d’organismes soumis au code du sport. Cela me semble contreproductif. ».

Par la suite l’article « Promotion de l’activité physique : que les politiques se bougent ! » (Pommier & Ferron) souligne le fait que la concentration unique sur la motivation à l’activité physique sans prendre en compte l’environnement est un échec assuré (voir l’article du blog à ce sujet). Dans ce cadre, les instances politiques doivent jouer leur rôle sur l’aménagement du territoire pour favoriser les déplacements actifs, par exemple.

Le numéro poursuit avec la présentation d’expériences locales. On peut regretter toutefois, qu’aucun article ne traite de la place et du travail de l’enseignant en Activité Physique Adaptée dans le domaine de la santé publique, de la prévention secondaire ou tertiaire. L’emphase est par exemple mise sur le programme Saphyr (plus d’info ici), sur les intervenants « formés sur une seule journée », et sur le fait que 74% des personnes y participant déclarent pratiquer une AP régulière. A la vue du nombre de lecteur important de cette revue et du sérieux de l’INPES, on pourrait s’attendre à un peu plus de sens d’analyse critique, comme par exemple traiter de la question de la sécurité des usagers durant la pratique, de leur suivi, du profil des personnes qui abandonne, ou de la faible sévérité pathologique des participants, de l’évaluation de ce programme….

De plus, encore une fois, on souligne la place majeure du médecin généraliste dans le conseil à l’activité physique avec les mêmes contre-arguments : manque de temps, de connaissance, de professionnels formés en aval… Dommage que la journaliste ne rappelle pas que la pratique personnelle du médecin reste le meilleur facteur prédictif de son intérêt pour la promotion de l’activité physique (comme la référence qu’elle donne dans l’article le souligne) (voir aussi l’article sur ce blog).

En conclusion, on peut légitimement penser que l’INPES a tout à gagner à s’intéresser aux Enseignants en Activité Physique Adaptée et plus approfondir la question du rôle du médecin dans la promotion de l’Activité Physique dans le cadre de la prévention secondaire et tertiaire. Il apparaît aussi légitime de se questionner sur l’absence de tout traitement de l’Activité Physique Adaptée dans ce numéro, comment les responsables de la prévention en France peuvent occulter cette forme de prise en charge qui existe depuis 30 ans en France, à travers une formation universitaire, des études scientifiques publiées, des livres, des professionnels de l’APA dans de nombreux secteurs, et une association qui les représente qui a pignon sur rue.

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