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Les personnes touchées par des troubles schizophréniques très peu actives

08/11/2015

willfortedodgerstadiumlastmanonearthQu’est ce que cela donne lorsqu’on évalue objectivement l’activité physique et la sédentarité de 46 personnes en surpoids ou obèses touchés par des troubles schizophréniques ? Un équipe de chercheurs vient de publier les données qui répondent à cette question et mettent en perspectives leurs résultats avec la population générale 1. Les participants portaient un actimètre Actiwatch durant 7 jours avant d’être répartis dans une étude interventionnelle. L’Actiwatch était porté en moyenne 15h par jour.

81 % du temps de mesure était classifié comme de la sédentarité (environ 13h/jour). L’activité physique modérée à intense, ainsi que l’AP de faible intensité représentait 2% (19min), 17 % (157min) du temps de mesure, respectivement. Les mesures par questionnaire de l’activité physique souligne que les activités de la vie quotidienne sont la 1er source d’activité physique suivie par les déplacements à pied. En comparaison, aux données d’une étude épidémiologique importante, les participants étaient significativement plus sédentaires et inactifs que des utilisateurs de services de santé mentale et que la « population générale ».

Pour résumer, les preuves des risques de la sédentarité et de l’inactivité physique sont chaque mois plus importantes, les cliniciens et décideurs en psychiatrie, santé mentale et soins primaires doivent développer des stratégies de soins spécifiques incluant des spécialistes de l’activité physique comme les kinésiologues et Enseignants en Activité Physique Adaptée 2. Voir mes articles en accès libre à ce sujet

  1. Janney CA, Ganguli R, Tang G, et al. Physical activity and sedentary behavior measured objectively and subjectively in overweight and obese adults with schizophrenia or schizoaffective disorders. J Clin Psychiatry. 2015;76(10):e1277-e1284. doi:10.4088/JCP.14m09330.
  2. Bernard P. Et si on prenait l’activité physique au sérieux en psychiatrie ? L’Encéphale. doi:10.1016/j.encep.2014.10.016.
  3. Bernard P, Ninot G. Bénéfices des activités physiques adaptées dans la prise en charge de la schizophrénie: revue systématique de la littérature (2012) [Benefits of exercise for people with schizophrenia: A systematic review]. L’Encéphale, 38(4), 280-287. (téléchargement)
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