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Toujours plus d’activité physique ?

02/01/2016

Forrest_BiggestBeard_endContinuons notre réflexion sur l’activité physique sous ses multiples formes et ses relations avec la santé. Un article dans la prestigieuse revue JAMA aborde la question de la « “too much exercise hypothesis” »1. Quelle dose dAP est optimale pour des bénéfices de santé ? Est-ce que des doses plus élevées augmentent les bénéfices ?

  • Les faibles doses d’activité physique

Une mutualisation d’études de cohortes US et européennes permettent d’argumenter en faveur de celles-ci, avec un risque de mortalité réduit de 14 ans en comparaison aux personnes inactives

  • Les doses modérées d’activité physique

Être actif de façon à répondre aux recommandations entraîne de nombreux bénéfices pour la santé, tout ajout de 15 min d’AP modérée était associé à 4 % de réduction supplémentaire du risque de mortalité (étude sur 13 ans taïwanaise)

  • Les doses élevées d’activité physique

La Copenhagen City Heart Study démontre que toutes les causes de mortalité étaient diminuaient sur 12 ans de suivi parmi des coureurs moins de 60min en comparaison à des non-coureurs. Pour les participants avec une dose >240 minutes hebdomadaires n’avaient pas de bénéfices supplémentaires sur la mortalité.

Les auteurs suggèrent que la relation entre AP et santé est curvilinéaire, soit en forme de U ou J. Par exemple, les participantes de l’étude Million pratiquaient une AP quotidienne avaient une incidence similaire aux personnes inactives pour l’AVC sur 9 ans. De plus celles-ci étaient plus souvent fumeuses que les participantes inactives. L’auteur insiste sur le besoin d’identifier une dose d’activité physique intense maximale à partir de laquelle, les bénéfices pour la santé ne sont plus significatifs.

Même si l’argumentaire de l’article est assez mal construit, il reste intéressant dans la sa remise en cause du toujours plus d’efforts physiques trop souvent prôné dans les articles « pro » activité physique dans la littérature médicale. De nombreuses questions restent en suspend : est ce la dose globale d’activité physique uniquement, sa fréquence hebdomadaire, sa nature (pratique sportive versus marche vs activités de la vie quotidienne), les risques de trop d’activité physique ne sont évalués uniquement sous l’angle de leur effets délétères sur la mortalité, mais quand est-il sur la santé mentale ? Peut-on comparer des doses d’activité physique élevées uniquement par la dépense énergétique qu’elles génèrent (bûcheron versus sportif de haut niveau) ?

1. Eijsvogels TMH, Thompson PD. Exercise Is Medicine: At Any Dose? JAMA. 2015;314(18):1915-1916. doi:10.1001/jama.2015.10858.
3 commentaires leave one →
  1. 02/01/2016 11:05

    A reblogué ceci sur Yvan Campbellet a ajouté:
    Excellent texte sur le dosage d’activité physique et les effets sur la santé !

  2. 02/01/2016 10:22

    Bien-sur, ce blog est fait pour être lu et partagé
    Bonne journée
    P.B

  3. 02/01/2016 10:11

    Excellent sujet qui va être de plus en plus étudié et considéré autant en recherche qu’en clinique. Je suis (intuitivement) d’avis que nous sommes en présence de «l’effet Hormèse» (Hormesis effect) ; i.e. une relation en U inversé pour l’effet de l’activité physique sur la santé.

    Comme on dit au Québec « trop c’est comme pas assez !»

    Est-ce que je peux mettre votre texte sur mon blog (j’ajoute votre nom + votre lien bien sûr).

    Bien à vous,

    Yvan

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