Skip to content

La psychologie au service de l’activité physique

11/02/2016

Les professionnels de la prévention, de la promotion de la santé, les enseignants en Activité Physique Adaptée ou les kinésiologues sont familiers avec quelques théories socio-cognitives utilisées dans le champ de la santé. Des théories comme le modèle transthéorique, la théorie de l’autodetermination, la théorie de la protection de la motivation…. sont souvent utilisées comme point d’appui pour élaborer une intervention pour modifier l’activité physique de populations cibles. Par exemple, Courneya et al. ont publié plusieurs études sur des interventions utilisant la théorie socio-cognitive de Bandura pour modifier la motivation à l’activité physique de femmes traitées pour un cancer du sein.show me a hero

Si le domaine de la psychologie de la santé et de l’activité physique est très actif pour mettre en place des études interventionnelles, aucunes études n’avait jamais rassemblé l’ensemble de la littérature disponible pour produire une méta-analyse et avoir une idée plus précise de leur efficacité.

Partis de ce constat, un groupe de jeune docteurs des universités de Montpellier a relevé ce défi (Gourlan et al. 2016).

Trois questions initiales étaient posées :

  1. Les interventions basées sur une théorie visant la promotion de l’AP sont-elles efficaces ?
  2. Les interventions basées sur une seule théorie sont-elles supérieures à celles qui en utilisent plusieurs ?
  3. Il-y-a-t-il une ou des théories plus efficace(s) que d’autres ?

La recension systématique de la littérature a été menée afin d’inclure des essais cliniques, ciblant des adultes et la promotion de l’AP, et stipulant explicitement une ou des théories comme base de création de l’intervention.

Résultats

77 études remplissaient les critères d’inclusion

  • L’effet de taille des études était de d = .31 (effet faible à modéré).
  • Les études basées sur une seule théorie font état d’une efficacité supérieure à celles qui en utilisent plusieurs (d = .35 vs. d = .21)
  • Aucune théorie utilisée dans la cadre d’une intervention ne semble supérieure à une autre.

Que faut-il retenir ?

Il est possible d’utiliser UNE théorie dite « motivationnelle » pour construire une intervention de promotion de l’activité physique avec un effet significatif mais faible à modéré.

Même si de nombreuses limites existent dans cette étude, elle souligne l’impact non-négligeable de produire des interventions pensées et réfléchies, ancrées théoriquement pour augmenter l’activité physique d’adultes (voir Romain et al 2016 par exemple). C’est un argument de poids pour un travail pluridisciplinaire dans le domaine de l’AP (Romain et al., 2015).

D’autres articles viendront sur le blog pour détailler d’autre (nombreux) résultats.

No comments yet

Un commentaire ???

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :