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L’activité physique chez les personnes touchées par des troubles schizophréniques, tout ce que l’on sait

06/06/2016

Après une activité moins fournie sur le blog ces derniers mois, voici un article qui présente une méta-analyse réellement intéressante. L’équipe composée principalement de Stubbs, Schuch, Rosenbaum and Vancampfort produit énormément d’études (1,2), dont plusieurs présentées dans ce même blog, et celles-ci font souvent l’état de la littérature sur une question précise touchant la santé somatique, psychiatrique et l’activité physique de personnes suivies pour des troubles psychiatriques.

Ainsi, leur dernière production rassemble l’ensemble des études disponibles évaluant le niveau d’activité physique de personnes touchées par des troubles schizophréniques (3).

The Lefovers_runningNous nous concentrerons uniquement sur les résultats des études ayant évalué l’activité physique objectivement (12 études). Si vous êtes un lecteur du blog, vous n’êtes pas sans savoir que la question de la mesure subjective ou dîtes, auto-rapportée pose de nombreux problèmes méthodologiques. Dans cette investigation, les participants rapportaient 25 min par jour par questionnaire d’activité physique alors que les mesures objectives décrivent en moyenne 192 min par jour.

L’activité physique MODÉRÉE mesurée objectivement représente en moyenne 42 minutes par jour. Cela diminue radicalement pour l’activité physique VIGOUREUSE, tombant 0,2 minutes par jour.

Les auteurs ont aussi porté leur intérêt sur les 2 études qui décrivaient la proportion de participants ayant une activité physique équivalente ou supérieure aux recommandations internationales (150 minutes par semaines d’activité physique modérée minima). C’était le cas pour 54.2 % des participants. Globalement, les analyses de sous groupes soulignent que les personnes en soins ambulatoires sont plus actives indépendamment de la catégorie d’activité physique.

Ces résultats sont majeurs et appellent les professionnels de la psychiatrie, les familles et les usagers à porter un intérêt plus grand à l’activité physique, principalement d’intensité vigoureuse. Les kinésiologues, les enseignants en Activité Physique Adaptée ont un rôle majeur à jouer pour mobiliser (en sécurité) les personnes touchées par des troubles mentaux sévères.

1. Vancampfort D, Firth J, Schuch F, Rosenbaum S, De Hert M, Mugisha J, et al. Physical activity and sedentary behavior in people with bipolar disorder: A systematic review and meta-analysis. J Affect Disord. 2016 May 14;201:145–52.

2. Schuch FB, Vancampfort D, Rosenbaum S, Richards J, Ward PB, Stubbs B. Exercise improves physical and psychological quality of life in people with depression: A meta-analysis including the evaluation of control group response. Psychiatry Res. 2016 Apr 26;241:47–54.

3. Stubbs B, Firth J, Berry A, Schuch FB, Rosenbaum S, Gaughran F, et al. How much physical activity do people with schizophrenia engage in? A systematic review, comparative meta-analysis and meta-regression. Schizophr Res [Internet]. 2016 Jun 1 [cited 2016 Jun 6];0(0).

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