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Relations temporelles entre activité physique, sédentarité et sport & les troubles anxieux et dépressifs chez des adultes

04/02/2017

moonlight-poster-cut1-750x400Les études observationnelles examinant les relations entre l’activité physique (AP) et la présence ou non de symptômes dépressifs ou anxieux sont assez nombreuses. Cependant, les études prospectives sont plus rares, et les études avec mesures répétées le sont encore plus. Celles-ci examinent le plus souvent l’impact du niveau d’AP à un T0 sur la sévérité d’un trouble mental à T1. Mais à ce jour, très peu de données sont disponibles sur la relation inverse, c’est à dire, si un niveau de symptômes dépressifs ou anxieux à T0 est associé à des niveaux d’AP à T1…. Deux points méthodologiques clés sont aussi souvent retrouvés dans les études précédentes, une caractérisation de l’AP uniquement sous forme de dépense énergétique ou durée hebdomadaire à une certaine intensité ; une évaluation des symptômes anxieux ou dépressifs réalisée uniquement à l’aide d’auto-questionnaires.

L’étude de Hill et al. sous presse dans la revue Psychological Medicine a tenté de dépasser l’ensemble de ces limites en réalisant une nouvelle analyse des données NESDA (Netherlands Study of Depression and Anxiety).capture-du-2017-02-04-16-23-57

Ci dessus, le devis de l’étude résumé. Les participants à chaque temps de mesure pouvaient ainsi être classifié : trouble anxieux ET OU dépressifs durant les 6 derniers mois, trouble anxieux ET OU dépressifs en rémission, absence d’antécédent de trouble. L’AP était caractérisée de plusieurs manières : fréquence de participation sportive en dehors de chez soi, niveau général d’AP la semaine précédent l’évaluation (MET/min/semaine), temps passé assis (sédentarité)

Anxiété/dépression ——— > AP, sport, sédentarité

Analyses les plus intéressantes montrent :

  • relation effet-dose entre l’augmentation des scores de dépression ou d’anxiété et la diminution de la fréquence d’activité sportive 2 ans plus tard
  • les participants «  trouble anxieux ET OU dépressifs durant les 6 derniers mois », « trouble anxieux ET OU dépressifs en rémission » avaient aussi une diminution de la fréquence d’activité sportive 2 ans plus tard
  • relation effet-dose entre l’augmentation des scores de dépression ou d’anxiété et la diminution du niveau général d’AP (MET/min/semaine) 2 ans plus tard
  • la présence d’un trouble anxieux seul ou associé à un trouble dépressif était associé à une diminution du niveau général d’AP (MET/min/semaine) 2 ans plus tard (mais absence de relation significative entre trouble dépressif et AP)
  • Le temps assis hebdomadaire n’est associé uniquement qu’à la présence d’un trouble dépressif et anxieux deux ans auparavant

AP, sport, sédentarité ——— > Anxiété/dépression

  • Uniquement la fréquence de participation sportive est associée à une diminution des score de dépression et d’anxiété 2 ans plus tard.
  • L’impact de l’AP, le sport, la sédentarité sur la présence d’un trouble anxieux ou dépressif est impactée par le fait que le trouble était ou non déjà présent au temps évaluation précédent (2 an plus tôt). Lorsque c’est le cas, le niveau général d’AP (MET/min/semaine) et la fréquence de pratique sportive sont des facteurs protecteurs de présence d’un trouble. Une sédentarité accrue est quand a elle à un risque supérieur de trouble 2 ans plus tard, même lorsqu’on contrôle le niveau d’AP.

Schémas ci-dessous résument les résultats.

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L’étude est d’un grand intérêt pour démontrer qu’au de là uniquement de la dépense énergétique, la nature de l’AP pratiquée influence elle même des marqueurs de santé mentale, qu’ils soient auto-rapporté ou évalués cliniquement. Des efforts sont encore à produire pour développer l’emploi d’outils de mesure plus stricts mais l’étude souligne les intrications entre AP, sport, sédentarité et marqueurs de dépression et anxiété.

Hiles, S. A., Lamers, F., Milaneschi, Y., & Penninx, B. W. J. H. (2017). Sit, step, sweat: longitudinal associations between physical activity patterns, anxiety and depression. Psychological Medicine, 1–12. https://doi.org/10.1017/S0033291716003548

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