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Habitudes de vie et trouble de santé mentale, changer de perspective

13/06/2017

lwzasc65ahseigmrvuwnDeux lettres à l’éditeur viennent d’être mise en ligne, avec un point commun ; souligner qu’une réelle stratégie de prévention des troubles somatiques doit être mise en œuvre dans les soins apportés aux personnes accueillies dans les services de psychiatrie.

Ahmed Jérôme Romain en est l’initiateur. Il argumente en faveur de stratégies de changement des habitudes de vie (alimentation, activité physique) des la mise en place d’un traitement antipsychotique (Romain, 2017). Il présente les effets de ce type d’intervention sur la limitation de la prise de poids et les potentiels effets bénéfiques secondaire comme l’adhésion au traitement. Le point clé à souligner demeure le changement de perspective autours du poids. Ainsi, ce sont les comportements quotidiens, l’organisation des soins qui influencent les habitudes de vie qui sont à repenser, et cesser de mettre la focale uniquement sur le perte de poids comme « simple » objectif d’un programme d’exercice physique par exemple (lien vers le texte).

La seconde lettre est une réaction à un article publié dans L’Encephale qui déplorait qu’à l’heure d’aujourd’hui, il demeurait des services de santé mentale où les dossiers médicaux somatiques et psychiatriques étaient séparés (Romain and Bernard, 2017). Elle étaye le besoin de systématiser les stratégies d’aide au changement de comportement (tabagisme, alimentation, activité physique…). Le constat est simple des conseils l’arrêt du tabac, la nutrition et l’activité physique sont rapportés (dans le meilleur des cas) dans 12, 6 et 4 % des entretiens avec un psychiatre (Himelhoch and Daumit, 2003).

Voici la conclusion : « Face à l’accumulation de données probantes, il apparaît nécessaire d’élargir le spectre des soins somatiques en psychiatrie à la prévention primaire, secondaire et tertiaire. Ce changement de culture des soins pourrait passer par la formation des professionnels de la psychiatrie aux techniques de changement de comportements et l’intégration, dans les services de psychiatrie, de tabacologues, enseignants en activité physique adapté/kinésiologues et de diététiciens. Ces derniers pourraient soutenir des changements de comportement adaptés et à long terme. » (lien vers le texte)

Voir un article du blogue en 2013 sur ce même sujet

Déclaration d’intérêt : co-auteur de la seconde lettre

  • Himelhoch, S., and Daumit, G. (2003). To whom do psychiatrists offer smoking-cessation counseling? Am. J. Psychiatry 160, 2228–2230.
  • Romain, A.J. (2017). An ounce of prevention outweighs kilograms of weight loss. Psychiatry Res. 0.
  • Romain, A.-J., Bernard, P. (2017). Élargir les soins somatiques en psychiatrie à la prévention. L’Encéphale 43, 298–299.
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