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Quelles sont les tendances d’activité physique entre 2001 et 2016 au niveau mondial ?

24/01/2019

La revue Lancet Global Health a publié un article qui sur la base de l’analyse de données de plus de 1,9 millions de personnes pour répondre à cette question (1). Les auteurs ont rassemblé des résultats issus de 358 enquêtes réalisées dans 168 pays, et 37 % des données ont été récoltées par l’organisation mondiale de la santé à l’aide du questionnaire Global Physical Activity Questionnaire (GPAQ).

La lecture du résumé nous apprend que la prévalence mondiale d’inactivité physique (c-a-d par des personnes interrogées rapportant une durée d’AP inférieure aux recommandations) est de 27,5 % en 2016 avec un taux de 31,7 pour les femmes contre 23,4 pour les hommes. Guthold et al. soulignent que ce taux est similaire à celui mesuré en 2001. Les régions géographiques faisant état des plus haut niveaux sont les pays occidentaux, l’Amérique latine et les caraïbes. L’inactivité physique est aussi 2 fois plus élevée dans les pays à haut revenu et progresse majoritairement dans ces pays. Ci-dessous, quelques graphiques de l’article (en accès libre).

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Ces résultats sont assez alarmants si on les confronte aux moyens mis en place pour promouvoir l’AP dans certains pays et si on rappelle l’objectif mondial de diminuer de 10 % la prévalence de l’inactivité physique en 2025 (échec garanti ?).

Comme souvent les commentaires publiés à propos de l’article sont riches de nuances. O’Donovan rappelle que les états d’Amérique Latine, particulièrement la Colombie sont précurseurs de projet de promotion de l’AP dits « de grande échelle », par exemple en fermant des routes tous les dimanches afin de favoriser le transport actif et promouvoir l’AP chez toutes les catégories d’habitant (la photo est éloquente) (2).

col

Chaput souligne que le taux d’inactivité physique mesurée par questionnaire sous-estime largement les « dégats » (3). Il rappelle que dans l’Enquête Canadienne de Mesures de Santé, ce taux est de 29 % avec une mesure de l’IPAQ contre 85 % avec une mesure d’accélérométrie.

Le troisième commentaire nuance les résultats en rappelant que les inégalités sociales à une échelle locale ou d’un pays (à haut revenu ou non) modifient clairement les taux d’inactivité physique (4). Par exemple, si le développement économique est associé à plus d’AP dans les pays européens, mais uniquement chez les adultes avec haut niveau d’éducation.

1. Guthold R, Stevens GA, Riley LM, Bull FC. Worldwide trends in insufficient physical activity from 2001 to 2016: a pooled analysis of 358 population-based surveys with 1·9 million participants. The Lancet Global Health. 2018 Oct;6(10):e1077–86.

2. O’Donovan G. Accuracy and inequalities in physical activity research. The Lancet Global Health. 2019 Feb 1;7(2):e186.

3. Chaput J-P. Accuracy and inequalities in physical activity research. The Lancet Global Health. 2019 Feb 1;7(2):e185.

4. Cauwenberg JV, Clercq BD, Deforche B, Cardon G, Chastin SFM. Accuracy and inequalities in physical activity research. The Lancet Global Health. 2019 Feb 1;7(2):e183–4.

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