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Livre: Activités physiques en santé mentale

27/04/2019

9782100789399-001-XLes éditions Dunod ont récemment fait paraître : Activités physiques en santé mentale. Dirigé par Fayollet, Kern, Thevenon, il dresse un état des connaissances scientifiques et pratiques sur cette question. Les chapitres présentent tour à tour un résumé d’études scientifiques à propos des effets de l’activité physique chez les personnes aux prises avec un trouble mental, et des expériences cliniques en lien avec un établissement de psychiatrie ou une pratique physique spécifique (ex. le yoga).

L’introduction historique à propos des relations entre activité physique et psychiatrie est plus que la bienvenue, tant les écrits à ce propos sont rares et éparpillés. Les lecteurs pourront découvrir les initiatives locales de développement de l’activité physique au sein d’institutions prenant pied dans la psychiatrie institutionnelle. Mais aussi comprendre l’origine de la « fausse » dichotomie santé psychique/santé mentale (qui perdure encore trop aujourd’hui 1) ainsi que la développement des fédérations et enseignants en Activités Physiques Adaptées (APA) en psychiatrie. L’auteure rappelle l’existence d’un livre ayant forgé mon intérêt pour la psychiatrie, indisponible à ce jour (Corps et psychiatrie, psychopédagogies des activités physiques et sportives). Ce chapitre jette les bases des suivants, notamment celui du Pr Saravane à propos des effets de l’activité physique sur la réduction des comorbidités somatiques en psychiatrie.

Un chapitre aborde la question du plaisir en activité physique et sportive sur la base des travaux d’Ekkekakis. C’est, à ma connaissance, un des premiers écrit francophone qui aborde cette question et qui souligne clairement l’intérêt de penser à l’amélioration des affects positifs durant la pratique et l’encadrement d’APA. Les enseignants en APA ont majoritairement tendance à inclure cette question dans leur pratique clinique, mais ce chapitre leur permettra de mieux comprendre les mécanismes psycho-physiologiques sous-jacents.

Le chapitre dédié à la question des effets de l’activité physique sur les symptômes de personnes aux prises avec un trouble dépressif majeur est bien documenté, précis et repose sur des données probantes solides. Il est à lire absolument pour qui veut découvrir un résumé des travaux scientifiques sur cette question.

Le livre apparaît comme une bonne introduction à la question de l’activité physique en psychiatrie, à destination des étudiants de licence (baccalauréat au Québec) ou des Enseignants en Activité Physique Adaptée (Kinésiologues au Québec) souhaitant découvrir de nouvelles perspectives. A ce propos, les enseignants en APA (formation en STAPS) sont cités à plusieurs reprises, leurs missions et leur communication avec les autres professionnels contextualisées. Cela a un vif intérêt pour faciliter la compréhension de l’implémentation des données probantes en contexte psychiatrique.

Merci à Somabec pour m’avoir fait connaître cet ouvrage et me l’avoir envoyé.

1 Romain & Bernard (2017). Élargir les soins somatiques en psychiatrie à la prévention. L’Encéphale.

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