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Faire de l’activité physique serait lié à une perception accrue des conséquences négatives du changement climatique

31/03/2020

Le changement climatique impacte toutes les strates de nos sociétés, nos habitudes et nos imaginaires. Une récente étude a examiné les liens entre les niveaux moyens d’activité physique à l’échelle de comtés et les attitudes pro-environnementales chez des adultes américains (1).

Capture du 2020-03-31 08-53-39Les chercheurs se basaient sur la théorie normes-croyances-valeurs de Stern. Brièvement, cette théorie postule que l’activation de valeurs personnelles va entraîner une mobilisation des croyances, des normes personnelles puis entraîner des comportements associés positivement à l’environnement. Les personnes développent et soutiennent les initiatives pro-environnementales lorsqu’elles perçoivent que leurs valeurs sont menacées par les changements environnementaux.

Leurs hypothèses s’articulaient comme suit: être physiquement actif est positivement associé avec la croyance que le changement climatique peut entraîner des risques personnels, et le désir de développer des politiques de régulation. Les auteurs supposaient qu’être actif était associé à une connexion plus importante avec la nature et une perception accrue des effets négatifs de la dégradation de l’environnement sur leur pratique.

Afin de tester leurs hypothèses, ils ont couplé des donnés représentant le pourcentage d’adultes considérés comme actifs par comté avec une base de données de Yale qui examinaient les attitudes environnementales à travers le pourcentage de risque perçu pour soi attribué au changements Capture du 2020-03-31 08-55-20climatiques et la perception du besoin de politiques de lutte contre le changement climatique. (voir un exemple au Canada). Plusieurs variables de contrôle étaient utilisées comme l’accès à des infrastructures d’activité physique, le milieu de vie (ex. Rural), la part de personnes de plus de 65 ans, le sexe, l’ethnie, le niveau d’éducation et le pourcentage de vote Démocrate. Les analyses statistiques incluaient l’ensemble de ces variables.

Les auteurs ont identifié une association statistique positive entre la part de personnes actives au sein d’un comté et la perception de risques personnels associés au changement climatique mais aussi au besoin de politiques de régulation.

Les auteurs proposent donc que la promotion de l’activité physique, particulièrement l’activité physique réalisée à l’extérieur pourraient être envisagée comme une stratégie de modification des attitudes environnementales. Bien que le devis transversal de cette étude est une limite importante, c’est, à ma connaissance, une des première investigation qui suggère qu’augmenter le niveau d’activité physique des adultes pourrait modifier les attitudes envers le changement climatique.

Si cette thématique vous intéresse voir aussi ces articles (ici et )

1. Cunningham G, McCullough BP, Hohensee S. Physical activity and climate change attitudes. Climatic Change. 2020 Mar;159(1):61–74.

 

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