Skip to content

Loi de modernisation du système de santé, immobilisme du sénat, l’activité physique ne compte pas

02/09/2015

Didier Delignières a récemment rappelé la décision des sénateurs(trices) sur Loi de modernisation du système de santé, précisément l’Article 35 bis A qui « prévoyait que le médecin traitant, dans le cadre du parcours de soins des patients atteints d’une maladie de longue durée, puisse prescrire une activité physique adaptée« . Il ajoute « Nous avons appris cet été que lors de l’examen en Commission des Affaires Sociales du Sénat, deux des trois amendements du projet de loi ont été supprimés. Ces amendements concernent l’inscription de l’activité physique et du sport comme outil de la politique nationale de santé publique (article 1), et le fameux article 35 bis A« .MikeGravelImmobileMan

Pourquoi parler de cela sur ce blog ? Le sous-titre de celui-ci est et demeure : L’activité physique de la science à la santé publique. Or pour de nombreux types de maladies chroniques, de nombreuses études soulignent les bénéfices de l’activité physique (selon certains caractéristiques, modulant les symptômes et la qualité de vie de nombreuses personnes). Plusieurs pays occidentaux, africains mettent en place ou ont établi des plans de qualité pour aider la population et les personnes fragiles à réaliser plus d’activité physique.

La France traîne, reste (largement) un cran en dessous dans ce domaine, l’activité physique dans les décisions de santé publique, on peut les chercher longtemps. Au moment, où les choses avancent au niveau législatif, les sénateurs freinent, direction l’immobilisme. Il est bon de se rappeler les promesses de 2012 dans le domaine de l’activité physique sur ce même blog.  On trouvait alors dans le programme du Parti Socialiste: « P27, Je garantirai pour tous les jeunes, valides ou non, la possibilité de pratiquer le sport dans un club ou une association. Je renforcerai la solidarité de l’économie du secteur professionnel vers le secteur amateur. Je m’appuierai sur le mouvement sportif pour organiser en France de grandes compétitions internationales. » Je laisse les lecteurs à leur analyse.

La commission précédemment citée se composent de sénateurs(trices) de tous les partis, de groupes d’étude, mais aussi de différents organismes ou conseils, parmi eux on retrouve par exemple: la Commission nationale d’agrément des associations représentant les usagers dans les instances hospitalières ou de santé publique, ou encore le Conseil national consultatif des personnes handicapées. Il serait bon de connaître le point de vue de ce type de conseil national, d’interroger les partis sur cette question…. mais tic tac le prochain débat public aura lieu le 14 septembre.

En conclusion, la Loi de modernisation du système de santé et l’activité physique, tout bouge pour que rien ne bouge. Le rapport INSERM sur les bénéfices de l’activité physique sur la santé date déjà de 2008, et toujours rien au niveau national. Heureusement, il y a l’expérimentation de Strasbourg pour faire du bruit, avec des titres accrocheurs repris sans réflexion aucune dans de nombreux journaux.

L’enseignant en Activité Physique a son référentiel !

27/08/2015

Référentiel Métier Enseignant en APALa Société Française des Professionnels en Activité Physique Adaptée (SFP-APA) a officiellement partagé aujourd’hui le Référentiel d’Activité et de Compétences de l’enseignant en Activité physique Adaptée. Un document exceptionnel de 130 pages, fruit d’un travail acharné et bénévole (voir la liste au bat de l’article) en collaboration avec le Centre de Recherche et d’Innovation sur le Sport de Lyon, qui décrit la profession, ses activités et compétences propres. Pêle-mêle vous y trouverez la définition officielle de l’Enseignant en APA (EAPA), de l’APA et de l’intervention en APA, les conditions d’exercice, les relations fonctionnelles avec les autres professionnels….

L’intérêt majeur de ce document repose sur la description des compétences transversales des EAPA, c’est à dire des compétences propres non dépendantes des populations encadrées (comme le veut trop souvent le milieu médical). Par la suite les auteurs du référentiel ont décliné ces compétences dans les secteurs d’intervention de l’EAPA : sanitaire, médico-social et social.

Personnellement, je suis très heureux de lire les pages 67-77: « L’enseignant en APA intervenant en soins psychiatriques« . Je stoppe la description de ce document ici, et invite les membres de la SFP-APA à le lire, le relire, le critiquer, le commenter sur le site dédié.

Pour voir plus loin, il faut s’interroger ensuite sur l’impact de ce document dans les Ministères de la Santé et du Sport et examiner si le milieu universitaire va s’en saisir afin de le faire connaitre aux étudiants, aux employeurs et aux décideurs. On peut même imaginer qu’à terme une révision des contenus de formation soit envisagée pour associer Référentiel métier et formation.

Souligner encore et toujours que l’activité physique adaptée en France repose sur ce que ses professionnels en font et en feront (comme le dit Shia LaBeouf). Ainsi par le biais de la SFP-APA, née en 2008, l’APA passe à la vitesse supérieure depuis 7 ans maintenant, n’en déplaise aux oiseaux de mauvaise augure et à ceux qui ne croient pas à le force du collectif, tentant uniquement de tirer leur épingle (personnelle) du jeu. Les adhérents de la SFP-APA récoltent aujourd’hui le fruit de leur action et soutien pour faire connaître et reconnaître l’APA, non uniquement pour eux mais pour les centaines de milliers de personnes (de 4 à 104 ans) qui tire, au quotidien, les bénéfices de cet accompagnement.

Remerciements: Jean Camy, Claire Perrin, Michel Fodimbi, Jean-Marc Barbin, David Communal, Mathieu Vergnault, Paquito Bernard, Emmanuelle Besson, Arnaud Bezombes, Grégory Caderby, Benjamin Cantele, Guillaume Chevance, Julie Debrock, Stéphane Dijoux, Elodie Esseul, Aude-Marie Foucaut, Jéromin Krebs, Florianne Livet, David Métron, Baptiste Mosimann, Andéol Ribon, Gilles Thöni.

Activité physique adaptée pour des malades chroniques en appartements de coordination thérapeutique

22/08/2015

En mars dernier, un article listait des références scientifiques francophones sur la thématique de l’activité physique et de la santé. Parmi eux, un article fort intéressant à deux titres (Bouricha et al., 2015) : le sujet est très original et traité avec une grande pertinence et les deux premiers auteurs sont des professionnels de l’Activité Physique Adaptée (APA). De plus les autres auteurs reflètent la pluridisciplinarité : un médecin coordinateur, une psychologue clinicienne, un chef de service et une directrice. À plusieurs reprises, j’ai souligné la faible mobilisation des professionnels de l’APA dans le domaine de la rédaction d’écrit et cet article me fait mentir.the-lost-correspondent-02-jason-decaires-taylor-sculpture

Voici le résumé :

Les appartements de coordination thérapeutique (ACT), regroupés pour la plupart au sein de la Fédération nationale d’hébergement VIH et autres pathologies, accueillent des personnes atteintes de maladies chroniques (VIH, hépatites, cancers, etc.) en situation de grande fragilité psycho-sociale. Grâce à une intervention pluridisciplinaire coordonnée, ces structures originales assurent l’accompagnement nécessaire à l’accès aux soins et à la réinsertion sociale, apportant une réponse adaptée aux problématiques médico-sociales cumulées des bénéficiaires (maladies chroniques, précarité, addictions et autres comorbidités). Notre expérience locale innovante intègre les activités physiques adaptées (APA) au suivi médico-social global, en cohérence avec le projet individuel de soin. Les caractéristiques des projets APA (nature des activités proposées, intensité, durée, fréquence, caractère individuel et/ou collectif de la pratique et mode d’accompagnement) sont définies de façon individualisée à partir des motivations de l’usager et du regard croisé de l’équipe (coordination médicale, psychologique et sociale). Notre suivi APA favorise la participation à une activité physique régulière agréable et peut contribuer à la réinsertion sociale des résidents. L’approche multidisciplinaire proposée par les ACT conditionne l’efficacité des séjours thérapeutiques chez ces usagers vulnérables.

Le plan : 1-Le dispositif français des appartements de coordination thérapeutique (ACT), 2-L’exemple de l’Embellie, service d’ACT de Montpellier, 3-L’intégration innovante de l’activité physique adaptée dans la prise en charge médico-sociale et éducative au sein de l’ACT, 4-Conclusion et perspectives.

En voici quelques extraits très parlant, qui réussissent à révéler la complexité clinique et la complexité de la prise en charge APA :

« Comme c’est le cas au niveau national, notre ACT accueille des adultes, hommes et femmes, aux profils très hétérogènes tant par les pathologies chroniques représentées (VIH/sida, cancers, hépatite C, sclérose en plaques, diabète, insuffisance rénale, polyarthrite rhumatoïde, etc.), l’âge (18-60 ans), les parcours (l’hôpital, la rue, la prison, les pays de l’Union Européennes et d’Afrique, etc.), que par la temporalité de l’urgence médico-sociale à laquelle ils sont confrontés. »

« Notre dispositif médico-éducatif pluridisciplinaire associe depuis quelques années un accompagnement thérapeutique par les activités physiques adaptées (APA), coordonné par un professionnel diplômé (master universitaire de sciences et techniques des activités physiques et sportives – STAPS, mention APA-Santé). Véritable soin de support, cette spécialité utilise les activités physiques et sportives en les adaptant au contexte et aux contraintes individuelles. Elle vise le maintien ou l’amélioration de la santé des personnes malades, vieillissantes, en situation de handicap ou d’exclusion. Elle se revèle en outre un élément essentiel des programmes d’éducation thérapeutique du patient (ETP). »

« Une synthèse de l’intervention APA, le degré de satisfaction et ses déterminants, ainsi qu’un cas clinique sont présentés dans le tableau III. L’adhésion au programme APA est variable d’un résident à l’autre, dépassant les 40 séances pour certains, ce qui souligne leur motivation et une véritable (re)mobilisation active dans leur projet de vie. »

La meilleure

« Comme le suggère notre expérience locale (sans autre équivalent en France [8]), l’accompagnement par les APA répond à ces objectifs de prise en charge globale, trouvant leur pertinence en complément des autres spécialités à l’interface du médical et du social. »

N’hésitez pas à contacter l’auteur pour plus de questions : R. Bouricha act.embellie@aers-asso.fr

Bouricha Rémy, Gilles Thöni, Laurence Raffard, Laurence Cochet,, Vincent Saucourt, Véronique Tirode. Activité physique adaptée pour des malades chroniques en appartements de coordination thérapeutique, Santé Publique, 2015/HS S1, p. 219-225.

Pourquoi devrait-on s’intéresser beaucoup plus aux traitements antidépresseurs et anxiolytiques ?

19/08/2015

Aidé de M.Carayol, la revue Mental Health and Physical Activity a récemment publié notre commentaire 1 sur la question du contrôle des traitements antidépresseurs et anxiolytiques lorsqu’on évalue les effets de l’activité physique sur la santé mentale.mcc

En effet, très peu d’études ont exploré cette question et très peu d’informations sont disponibles sur les relations entre traitements antidépresseurs et anxiolytiques et activité physique (AP). Nous proposons 4 voies possibles : un effet synergique entre traitements et activité physique (e.g., l’AP améliorerait l’effet de l’antidépresseur), un effet antagoniste (e.g., l’AP diminuerait ou stopperait l’effet de l’antidépresseur), un effet comportemental (e.g., les personnes sous traitements seraient moins adhérents aux programmes d’AP) et une santé physique plus altérée (e.g., IMC plus important…).

Nous avons aussi vérifié si les études centrées sur les effets de l’AP sur la dépression et l’anxiété dans de nombreuses populations différentes décrivaient, ou contrôlaient les potentiels effets de ces traitements. Très peu de ces essais cliniques présentent l’information ou teste un effet synergique (15 sur plus 150 études pour les antidépresseurs).

En conclusion, l’absence d’information sur ces traitements et leurs interactions avec l’activité physique pourrait sur ou sous estimer l’efficacité de l’activité physique dans le champ de la santé mentale. Il y a peut-être des Enseignants en APA qui ont rencontré des problèmes ou remarqué des bénéfices parmi les usagers sous traitements antidépresseurs et/ou anxiolytiques ?

1. Bernard P, Carayol M. A commentary on the importance of controlling for medication use within trials on the effects of exercise on depression and anxiety. Ment Health Phys Act. 2015;9:10-15. doi:10.1016/j.mhpa.2015.07.001.

Article en accès libre ici

L’activité physique en fin de journée allonge-t-elle la durée d’endormissement ? Que disent les études ?

25/06/2015

La question des effets postifis ou négatifs de l’exercice sur le sommeil est souvent résolue sur la base de croyances acquises, mais en l’état actuel des connaissances, qu’en est-il vraiment ?

Plusieurs recommandations internationales recommandent d’éviter une pratique d’activité physique relativement intense les 3 dernières heures précédant le coucher car cela augmenterait l’arousal (degré de « tension/éveil ») à l’endormissement et donc rallongerait la latence d’endormissement (temps passé entre le couché et le sommeil réel).1

A l’inverse, d’autres écrits préconisent de pratiquer une activité physique proche dans les dernières heures pré-sommeil car cela diminuerait ce fameux temps de latence.sleep

Les dernières études publiées offrent une réponse différente.

Lambiase et al. 2013 2 étudiant les relations entre activité physique et sommeil chez des femmes âgées (déjà présentées dans le blog). Les auteurs examinaient la relation entre l’AP pratiquée les 2 dernières heures avant le couché et la durée d’endormissement durant 7 jours (mesures objectives). Ils n’ont identifié aucune association significative.

Buman et al. 2014 3 examinaient les données auto-déclarées d’AP de 1000 adultes américains en terme d’intensité et de moment dans la journée et les caractéristiques du sommeil (devis transversal). Aucune association n’a été établie entre l’AP (moment/intensité) et latence d’endormissement.

sleep2Falusino et al 2012 – Une étude interventionnelle examinait les effets de 5 jours d’exercice physique (intensité élevée discontinue) pratiquée uniquement le soir, chez des bons dormeurs. Aucune relation entre l’intervention et la latence (mesure objective) n’a été identifiée.

 Benloucif et al. 2004 – Ces investigateurs exploraient les effets de 2 sessions d’AP+activité sociale pratiquée aléatoirement le soir ou le matin, puis comparaient la qualité du sommeil évalué par polysomnographie (pré-post) des personnes âgées. Leurs conclusions sont similaires aux études précédentes.

 Maculano et al. 2014 6 – Cette équipe brésilienne a testé, chez des bons dormeurs, l’effet de la nature de l’AP (aérobie, résistance, intervalle – 1 seule session) et du moment de la journée (matin-midi-soir) sur les différents paramètres du sommeil (polysomnographie). Malgré des analyses statistiques peu adéquates à leur étude, ils ont identifié un effet significatif (faible à modéré) de l’AP sur la diminution de la latence d’endormissement.

La dernière méta-analyse 7 qui examine les effets de l’activité physique (une session ou un programme régulier) conclue à une absence d’effet modérateur du moment de la journée de pratique sur la latence d’endormissement.

On peut donc conclure que, basé sur les études actuelles, que le moment dans la journée de pratique d’activité physique n’influence pas la latence d’endormissement chez des adultes sans troubles du sommeil.

 Voir les autres articles sur le sommeil ici la !

  1. Schutte-Rodin S, Broch L, Buysse D, Dorsey C, Sateia M. Clinical guideline for the evaluation and management of chronic insomnia in adults. J Clin Sleep Med JCSM Off Publ Am Acad Sleep Med. 2008;4(5):487.
  2. Lambiase MJ, Gabriel KP, Kuller LH, Matthews KA. Temporal relationships between physical activity and sleep in older women. Med Sci Sports Exerc. 2013;45(12):2362-2368. doi:10.1249/MSS.0b013e31829e4cea.
  3. Buman MP, Phillips BA, Youngstedt SD, Kline CE, Hirshkowitz M. Does nighttime exercise really disturb sleep? Results from the 2013 National Sleep Foundation Sleep in America Poll. Sleep Med. 2014;15(7):755-761. doi:10.1016/j.sleep.2014.01.008.
  4. Flausino NH, Da Silva Prado JM, de Queiroz SS, Tufik S, de Mello MT. Physical exercise performed before bedtime improves the sleep pattern of healthy young good sleepers. Psychophysiology. 2012;49(2):186-192. doi:10.1111/j.1469-8986.2011.01300.x.
  5. Benloucif S, Orbeta L, Ortiz R, et al. Morning or evening activity improves neuropsychological performance and subjective sleep quality in older adults. Sleep. 2004;27(8):1542-1551.
  6. Maculano Esteves A, Ackel-D’Elia C, Tufik S, De Mello MT. Sleep patterns and acute physical exercise: the effects of gender, sleep disturbances, type and time of physical exercise. J Sports Med Phys Fitness. 2014;54(6):809-815.
  7. Kredlow MA, Capozzoli MC, Hearon BA, Calkins AW, Otto MW. The effects of physical activity on sleep: a meta-analytic review. J Behav Med. 2015;38(3):427-449. doi:10.1007/s10865-015-9617-6.

Le football pour réfléchir

17/06/2015

Cet article s’éloigne du spectre habituel du blog, quoi que (voir précédent article sur une autre histoire du sport). S’intéresser à la pratique d’activité physique rime souvent avec un intérêt parallèle à la pratique sportive. Vivre un sport est une chose intense, pour celui ou celle qui côtoie un club ou qui s’obstine à s’entraîner en dépit des aléas saisonniers …

Comment-ils-nous-ont-vole-le-footballEn France, le football a une place démesurée, une quasi-religion pour certaine(e)s, à tel point que l’on perd souvent de vue les attraits initiaux de cette pratique. C’est un bel exemple pour penser le sport et prendre un peu de recul. Seulement, rares sont les ouvrages qui mettent les choses en perspective, qui posent des questions importantes. On peut se chauffer un hiver entier avec des livres centrés sur des acteurs connus du football, joueurs, entraineurs, directeurs de club; livres rédigés par des nègres la plupart du temps. Des écrits qui promeuvent une version très restreinte et ultra-personnalisée du football.

Deux récentes lectures ont aiguisé ma vision du football, m’apercevant au passage de son évolution, de sa marchandisation, mais surtout d’autres formes qui coexistent.

Comment ils nous ont volé le football. Fakirs Editions A. Dumini et F. Ruffin (6 euros)

Ce livre passionnant rappelle les étapes de mondialisation du football, et les auteurs s’appuient aussi leur propre pratique depuis les vestiaires d’Eaucourt sur Somme en 5e division départementale. Ils rappellent comment les instances du football anglais ont éliminé les classes populaires des tribunes en prenant comme excuse les violences dans le stade: « le prix d’une place passe de 5 livres (7.5 euros en 1990) à 40 en 2010 (60 euros) ». Ils décrivent aussi que des supporters de Manchester ont crée un nouveau club, le FC United avec une charte qui vise une pratique de haut niveau tout en donnant le pouvoir décisionnel aux supporters. L’épilogue du livre est un hommage à l’ambiance d’un club de campagne et les auteurs mènent l’enquête sur le « Miracle des maillots pliés ». Clairement, les racines du « vrai » football, sont décrites dans le dévouement des bénévoles à faire vivre le club simplement pour que l’on « joue » au football.

Éloge de la passe: changer le sport pour changer le monde. Editions Libertaires (13 euros)COUV-eloge-21

Ouvrage dans lequel on découvre des versions inconnues du football, une pratique de football politisée. Le meilleur ? des tournois de football anarchistes où l’on mélange les équipes adversaires à la mi-temps, bref des rencontres autogérées, amicales et créatives aux règles mouvantes, sans gagnant ni perdant, mixtes et solidaires. Les clubs ? Emma Goldman Anarchist Feminist Club, le Dynamo Kropotkin, le Montréal’s Anarchist Soccer Club ou le Kronstadt FC !!! Connaissez-vous le mai 68 des footeux ? L’occupation du siège de la Fédération Française de Football par un comité d’action proche de l’équipe du Miroir du football qui clamait : « Le football aux footballeurs ! »  « La passe est un acte altruiste, où la liberté du passeur (je donne le ballon à qui je veux, quand je le sens) est entièrement dépendant de la disponibilité de ses propres co-équipiers. Cet acte individuel ne prend tout son sens que s’il se met au service du groupe. » Wally Rosell.

Pour conclure, un interview de d’Albert Camus à lors de Monaco-Racing: « Vraiment le peu de morale que je sais, je l’ai appris sur les terrains de football et les scènes de théâtre qui resteront mes vraies universités. ». Voir aussi la réelle bande-annonce de la coupe du monde 2022 et l’article de Street Press sur les coopératives de supporters qui possèdent des clubs semi-pro.

5 ans jour pour jour que ce blog existe !

15/06/2015

Le 15 Juin 2010, arrivait le premier article du blog sur la définition de l’exercice physique. 5 ans jour pour jour que ce blog existe !

Né au milieu de mon travail de doctorat, il accompagne mes réflexions, lectures, questionnements et permet un partage de plusieurs curiosités (exemple ici).

La récente table ronde à propos de l’écriture en Activités Physiques Adaptées organisée (avec brio) lors du CNP-APA a facilité la prise de recul, m’amenant à une conclusion provocatrice, « Arrêtez de liker et partager, rédigez ! ». Le monde de l’APA reste jeune et en construction mais le développement des écrits collectifs reste une étape obligatoire.

Ce blog a aussi été l’occasion de rédiger des articles pour ne pas les publier, ainsi les lecteurs ont été épargnés d’articles avec des titres comme « et si les étudiants en APA arrêtaient de vendre des calendriers au téléthon« , articles fruits d’énervements tardifs devant l’écran ou à la lecture des documents reçus étayant un peu plus la répétition d’erreurs de communication ou de dilapidations d’énergie.

Pour les lecteurs de la 1er heure, ceux-ci se rendent compte de l’amélioration des articles sur la forme et le fond car l’écriture est vraiment un processus lent à acquérir.

Le blog continue d’évoluer au gré des lectures et avancées professionnelles de son auteur, il en sera encore ainsi pour plusieurs mois afin de poursuivre le point de départ initial (voir l’article à ce sujet), en attendant des modifications profondes de celui-ci.

Un peu de musique pour fêter cela et bouger devant son écran (lutte contre la sédentarité oblige) !!!

La désirabilité sociale lors de la mesure subjective de l’activité physique

07/06/2015

marty-mcfly-hoverboardLes lecteurs du blog se rappellent d’un article de février 2015 qui abordait l’effet de la désirabilité sociale (« l’adéquation connue des comportements observés ou anticipés d’une personne aux motivations ou aux affects réputés des membres typiques d’un collectif social ») sur la mesure par entretien de l’activité physique (AP) et sur son potentiel explicatif de l’écart entre mesure subjective et objective (accéléromètre) de l’AP.

Le hasard des lectures m’a fait découvrir des articles traitant aussi de ce sujet auprès de d’échantillons jeunes (1,2). Même si leur qualité méthodologique est moyenne, leurs résultats semblent contraires à ceux précédemment décrits (3).

Motl et al mesuraient la désirabilité sociale à partir de 2 questionnaires (i.e. Lie scale of Eysenck and Marlowe-Crowne Social Desirability Scale (SDS) et l’AP en utilisant le questionnaire de Godin et le Standford Usual Activity Questionnaire (1). L’échantillon comptait 782 sujets d’âge moyen de 22 ans et 297 femmes. L’échantillon est majoritairement composé « d’ethnie blanche » (n = 525). Les analyses corrélationnelles examinaient l’association entre chaque échelle respective pour la totalité de l’échantillon, les minorités et les sujets « blancs ». Le score total du Godin est positivement associé au score de SDS uniquement chez les sujets « blancs » (r = .11, p <.05). Pour le Standford, l’AP modérée et élevée était associée positivement (r = .08, p<.05) pour l’ensemble de l’échantillon. Le score à l’échelle Lie scale n’était significativement associé à aucune mesure de l’AP. Les auteurs concluent à une influence minimale de la désirabilité sociale sur les mesure d’AP par questionnaire chez les jeunes adultes. Ils soulignent que leurs résultats pourraient être contradictoires aux études précédentes car celles-ci évaluaient l’AP par entretien. Or dans ce cas, le phénomène de désirabilité sociale est plus amplifié.

La seconde étude au devis plus élaboré mais avec des analyses statistiques discutables incluait uniquement des adolescents de sexe masculin (n = 447) (2). L’association entre le score de SDS et la mesure d’AP par questionnaire (questionnaire non réellement validé) s’avère non significative.

Après ces lectures, on peut donc penser que la désirabilité sociale a un très faible effet sur la mesure de l’activité physique par questionnaire chez des jeunes adultes et adolescents.

1. Motl RW, McAuley E, DiStefano C. Is social desirability associated with self-reported physical activity? Prev Med. 2005 Jun;40(6):735–9.

2. Jago R, Baranowski T, Baranowski JC, Cullen KW, Thompson DI. Social desirability is associated with some physical activity, psychosocial variables and sedentary behavior but not self-reported physical activity among adolescent males. Health Educ Res. 2007 Jun 1;22(3):438–49.

3. Adams SA, Matthews CE, Ebbeling CB, Moore CG, Cunningham JE, Fulton J, et al. The effect of social desirability and social approval on self-reports of physical activity. Am J Epidemiol. 2005 Feb 15;161(4):389–98.

« Come as your are » pour ré-entrainer les patients BPCO – MPOC

30/05/2015

Dans le livre « Autoportrait de l’auteur en coureur de fond » de Murakami, l’auteur qui narre son expérience de course à pied au quotidien, ses préparations de marathon, rappelle : « Je

Murakami

Murakami

préfère le rock, parce que la batterie est ce qui accompagne le mieux le rythme de la course. J’aime en particulier les Red Hot Chili Peppers, Gorillaz et aussi Beck ; également des groupes plus anciens, comme Creedence Clearwater Revival et les Beach Boys. »Les personnes qui pratiquent une activité physique répétitive comme la course à pied, le vélo ou musculation par exemple, utilisent très souvent de la musique durant leur pratique. Plusieurs études ont examiné le rôle de la musique, de ses fréquences… sur la diminution de sensations négatives lors de procédures médicales.

Une étude belge sous presse dans Respiratory Care2 explore un sujet méconnu : est-ce que la musique ambiante affecte l’intensité de l’effort perçu durant une séance de réentrainement à l’effort chez des sujets touchés par une Broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) (Maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) pour les lecteurs québécois). Les investigateurs évaluaient aussi l’anxiété (sous échelle du HADS), la dyspnée perçue (par EVA) et les paramètres cardiorespiratoires pré-, post-session.

43 participants ont réalisé dans un ordre aléatoire, une séance d’exercice physique avec ou sans musique d’ambiance. La séance se décomposait en 30 minutes d’intervalle training, 10min de rameur à intensité modérée et de renforcement musculaire. La musique atteignait 70 décibels et les morceaux choisis avaient un tempo similaire de 120 beats/min (voir la vidéo ci-dessous pour se rendre compte).

Résultats : L’intensité de l’effort perçu n’est pas modifiée par la musique ambiante. Uniquement l’anxiété était significativement diminuée à la fin de la séance « musicale ». Cependant, la diminution ne correspondait pas à une diminution dite clinique de 1.5 points.

Les résultats de cette étude originale ont besoin d’être confirmés mais cela peut faire réfléchir les cliniciens et chercheurs à l’impact des conditions environnementales sur des résultats qu’ils peuvent attribuer (uniquement) à l’activité physique.

  1. Murakami H. Autoportrait de l’auteur en coureur de fond. Paris: 10/18; 2011.
  2. Reychler G, Mottart F, Boland M, et al. Influence of ambient music on perceived exertion during a pulmonary rehabilitation session: a randomized crossover study. Respir Care. 2015;60(5):711-717. doi:10.4187/respcare.03671.

L’activité physique adaptée, une nécessité pour mettre en œuvre les recommandations

24/05/2015

a fortioriLa revue Nutrition Clinique et Métabolisme a accepté de publier une lettre à la rédaction rédigée à trois paires de main dont la mienne (disponible ici) 1. L’idée de cette lettre fait suite au numéro spécial de Décembre 2014 : Les enjeux de l’activité physique : de l’enfant au sénior, du sportif au malade.

Quatre idées y sont présentées et étayées :

  1. Le conseil à l’activité physique de la part d’un médecin reste rare, peu adapté, et d’une faible efficacité
  2. Concevoir l’activité physique dans la continuité des soins
  3. Intégration des enseignants en activité physique adaptée (APA) au sein des centre de soins de suite et de réadaptation (CSSR) et des centre hospitaliers
  4. Développer des études cliniques couplant la médecine et l’activité physique adaptée

« A fortiori » : Qu’en pensez-vous ? Êtes-vous en désaccord avec une de/toutes ces idées ? Qu’est ce qui manque dans cette lettre ? Laissez un commentaire.

  1. Bernard P, Romain AJ, Vergnault M. L’activité physique adaptée, une nécessité pour mettre en œuvre les recommandations. Nutr Clin Métabolisme. doi:10.1016/j.nupar.2015.02.006.

Intervention en Activités Physiques Adaptées pour les personnes touchées par des troubles schizophréniques

16/05/2015

les randonneursLe département Activités Physiques Adaptées de l’Université de Porto a récemment publié un essai contrôlé explorant l’effet d’un programme d’APA (sports collectifs, marche, techniques motivationnelles) sur la condition physique et la qualité de vie d’adultes schizophrènes suivis en ambulatoire. 19 sujets ont été inclus (11 vs 9)

Le programme d’APA (16 semaines) se basait sur deux séances hebdomadaires d’APA supervisées, avec une intensité d’effort incrémentée à la 8eme semaine.

Concrètement, les séances étaient réalisées en petit groupe, encadrée par un Enseignant en APA avec 5 d’expériences minimum, la valorisation des expériences positives durant les séances étaient de règle. En fin de séances, un temps de discussion était réservé pour donner des informations liées à la santé ou pour analyser la séance.

Les investigateurs mesuraient la composition corporelle, la capacité à l’exercice physique (Test de marche de 6 minutes, voir la revue de littérature à ce sujet en accès libre Bernard 2014 Six minutes walk test for individuals with schizophrenia), l’activité physique (accéléromètre), la qualité de vie (WHOQOL) et l’adhésion au programme.

Le taux d’adhésion était de 80 % (c’est-à-dire très bon). L’intervention permet une diminution significative du tour de taille, une amélioration de la qualité de vie liée à l’environnement, et une augmentation significative de l’activité physique en fin de programme. En revanche, aucun effet n’est retrouvé sur la distance au test de marche, la sédentarité.

Cette étude est encourageante mais ne permet pas d’établir des conclusions fermes. Sa force réside dans la nature du programme d’APA testé qui est plus élaboré qu’un « simple » programme de réentrainement à l’effort. En ce sens, les résultats semblent plus transférables dans la réalité clinique.

Gomes, E., Bastos, T., Probst, M., Ribeiro, J.C., Silva, G., Correderia, R., Effects of a group physical activity program on physical fitness and quality of life in individuals with schizophrenia, Mental Health and Physical Activity (2014), doi: 10.1016/j.mhpa.2014.07.002.

Écrire l’Activité Physique Adaptée

12/05/2015
Voici le texte introductif à la table ronde « Écrire l’Activité Physique Adaptée » du prochain Congrès National des Professionnels en Activité Physique Adaptée (voir le formidable programme).

BubblesLa culture de l’écrit dans le domaine de l’Activité Physique Adaptée reste aujourd’hui peu développée. Pourtant, notre formation universitaire initiale promeut cette compétence et les moyens de diffusion n’ont jamais été si nombreux et faciles d’accès. Pourquoi devons-nous user nos claviers ?

(i) Construire et partager des savoirs communs est un mécanisme essentiel au développement à long terme de la profession d’Enseignant en APA (EAPA). Un article dans une revue grand public ou dans le presse locale nous satisfont alors que de très nombreuses professions (de niche) publient une revue depuis des décennies (e.g., L’écho des concierges).

(ii) Développer un esprit critique et de synthèse afin de pouvoir offrir une intervention en APA respectueuse des bénéficiaires qui évoluent dans le temps et dans un environnement changeant. Qui connait les recommandations spécifiques de prise en charge par l’APA d’une femme enceinte ? 1 L’activité physique régulière améliore-t-elle réellement l’espérance de vie des femmes traitées pour un cancer du sein ?

(iii) Partager ses questionnements, ses réussites et ses difficultés afin de faire émerger des solutions ou des problématiques communes demeure un argument de taille dans la promotion de l’écriture en APA. Quel traitement didactique de l’activité VTT propose-t-on à un groupe d’adolescents avec une déficience intellectuelle légère ?

Pour résumer, l’écrit par et pour l’EAPA nourrit une démarche réflexive, une démarche d’échange et une démarche scientifique.

La question de la diffusion demeure importante. Bien entendu, la construction d’une revue professionnelle s’avère indispensable mais reste insuffisante. Les EAPA ont des collaborations à mener pour développer une littérature scientifique de qualité 2, peuvent aussi rédiger des textes dans des revues pluridisciplinaires pour décrire des réalités de terrain 3. Afin d’ancrer l’écriture dans les habitudes et surtout développer son analyse critique, des revues étudiantes devraient voir le jour (e.g., Revue des Étudiants en Soins Primaires Et Chercheurs Toulousains). Enfin, les plateformes internet (blogs, sites) sont une solution pour faciliter le débat au sein de notre communauté de professionnels et diffuser les connaissances initialement publiées en langue étrangère 4. Malheureusement, ces sites se comptent sur les doigts d’une seule main.

En conclusion, l’écriture est un processus clé pour développer une APA vivante et interactive. Alors à nos claviers et en avant pour des lectures palpitantes !

  1. Filhol G, Bernard P, Quantin X, Espian-Marcais C, Ninot G. Activité physique durant la grossesse : point sur les recommandations internationales. Gynécologie Obstétrique Fertil. 2014;42(12):856-860.
  2. Lemercier L, Bernard P, Delmotte J, Vincent L, Cartron G, Ninot G. Bénéfices des activités physiques adaptées au cours de l’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques : étude de faisabilité. Oncologie. 2015;17,47-56.
  3. Bouricha R, Thöni G, Raffard L, Cochet L, Saucourt V, Tirode V. Activité physique adaptée pour des malades chroniques en appartements de coordination thérapeutique. Santé Publique. 2015:219-225.
  4. Bernard P. Et si on prenait l’activité physique au sérieux en psychiatrie ? L’Encéphale

Les oncologues et leurs croyances envers l’activité physique

06/05/2015

Nicky-Larson-Kaori-LauraPlusieurs articles du blog (ici et ) martèlent un contre message important sur la base de multiples articles (voir la revue de Fie à ce sujet 1) : la promotion/prescription de l’activité physique et ou des activités sportives par des soignants (médecins généralistes, spécialistes, infirmières, psychologues…) ne dépend (quasiment) que de leurs habitudes personnelles et de leurs attitudes et croyances envers l’activité physique. Une récente étude reproduit des résultats connus mais cette fois-ci dans le domaine de l’oncologie 2. La place de l’activité physique est croissante dans ce domaine, et des recommandations de plus en plus précises sont produites par des sociétés savantes.

Celles-ci partent toujours d’un postulat de base : « du soignant sachant » ou « C’est écrit, cela va être appliqué ». Cependant, dans les faits, la quantité de littérature médicale est exponentielle, et les soignants lecteurs priorisent souvent leurs lectures sur les traitements pharmacologiques ou les techniques utilisées quotidiennement.

Park et ses collègues2 coréens ont mis en place une enquête par questionnaire auprès de 167 oncologues afin d’identifier leurs attitudes à propos de l’exercice physique et sa prescription, et examiner leur propre niveaux d’activité physique (article en accès libre).

Résultats:

  • Parmi les répondants, une majorité traitaient plus qu’un seul type de cancer.
  • 72 % reconnaissent que l’exercice physique est bénéfique et 70 % important mais seulement 39 % que l’exercice physique est sécuritaire.
  • 7 % pensent que leurs patients pratiquent de l’exercice physique durant leur traitement
  • 11 % des sujets interrogés déclarent avoir une activité physique répondant aux recommandations internationales.
  • Leur niveau d’activité physique était associé avec leur attitude à recommander l’exercice physique.
  • Les croyances envers les bénéfices de l’exercice physique (meilleure santé mentale, maintien de la condition physique…) sont 3 plus élevées parmi les oncologues qui recommandent l’exercice physique.
  • Les barrières à la recommandation étaient : le manque de temps, le manque de clarté des recommandations, la crainte pour la sécurité du patient.

On pourrait penser qu’il y a un effet culturel à cette étude, mais elle reproduit des éléments déjà démontrés auprès des infirmières américaines en oncologie3.

Que faut-il en conclure ? Je laisse les lecteurs donner leurs avis dans les commentaires sous l’article.

Inciter à prendre les escaliers pour promouvoir l’activité physique, euh….

30/04/2015

escalier_vers_citadelleDans la perspective des précédents articles du blog qui présentaient une approche plus écologique de la promotion de l’activité physique (AP), je présente une revue de littérature francophone sous-presse dans la revue Cahier de Nutrition et de Diététique avec pour titre : Une stratégie pour augmenter l’activité physique : promouvoir l’utilisation des escaliers [1].

Les auteurs rappellent les 3 stratégies de promotion de l’AP en population : « 1- une stratégie « d’information » qui a pour but de modifier les connaissances et croyances des individus vis-à-vis de l’AP (campagnes médiatiques, affichages…) ; 2- une stratégie centrée sur les « aspects comportementaux » et sociaux qui s’efforce par des actions éducatives et d’accompagnement à motiver les individus à pratiquer une AP régulière (éducation physique à l’école…) et à créer un environnement social favorable à ce changement de comportement (création de groupes de marche…) ;3- enfin une stratégie portant sur « l’environnement » et le contexte politique plus général qui envisage la promotion de l’AP par la modification de l’environnement bâti (équipements sportifs, pistes cyclables…) et structurel (politique municipale, entrepreneuriale…) afin de le rendre plus sécurisé et attractif. »

Leur objectif était de présenter les études interventionnelles utilisant la promotion des escaliers en entreprises ou en lieux publics.

escalier-cap-blanc

Escalier de Cap Blanc

Résultats : 60 études ont été inclues (25 en entreprises) représentant majoritairement les USA et le Royaume-Uni. 38 études sont décrites comme ayant une faible qualité méthodologique et aucune ayant une bonne.

« La durée des interventions variait de 1 jour à 16 semaines. Elles étaient composées d’une phase d’intervention (36 études) ou de deux phases (24 études), conduites dans un ou plusieurs lieux. Au total, 94 bras d’étude ont été identifiés. »

« La principale variable mesurée était la montée des escaliers dans 48 études. », dont seulement 6 études utilisaient des capteurs automatiques.

Efficacité = « Le pourcentage d’utilisation des escaliers par rapport à l’ascenseur variait avant l’intervention dans les lieux de travail de 11,1 % à 69,0 %, avec une moyenne de 34,4 % ; et dans les lieux publics de 1,7 % à 41,9 %, avec une moyenne de 16,0 % ».

Discussion : « Dans les lieux de travail, les posters encourageant l’utilisation des escaliers semblent particulièrement efficaces lorsqu’ils sont associés à un meilleur fléchage des escaliers. »… «  les interventions en deux phases semblent bien représenter une approche prometteuse pour maintenir dans le temps l’augmentation de l’utilisation des escaliers. »

Limites : « une seule étude sur les 60 analysées a utilisé un bâtiment servant de témoin »

Conclusion : « Toutefois, nos résultats nous permettent de recommander plus particulièrement certaines stratégies en fonction du lieu d’intervention. Dans les lieux publics, il est conseillé de placer des posters entre l’escalier et l’ascenseur ou des pancartes sur les contremarches encourageant l’utilisation des escaliers, et de répéter l’intervention au moins une fois. Dans les lieux de travail, l’amélioration du fléchage des escaliers devrait être associée aux posters ou aux pancartes, particulièrement lorsque l’escalier est éloigné de l’ascenseur. ».284823-escalier-faubourg-abord-ete-bati

Remarques : La revue est vraiment intéressante pour des personnes (comme moi) qui connaissent peu ce type d’approche de l’AP. En revanche, on peut s’interroger sur la réelle efficacité de ces interventions vu les faiblesses méthodologiques importantes des études. Établir des recommandations sur ce type d’intervention semble trop précoce. De plus, les auteurs ne décrivent ou ne mesurent pas les potentiels effets protecteurs sur la santé physique (e.g., musculaires…). Comme ils le soulignent en introduction, l’inactivité physique et la sédentarité sont deux comportements distincts, on peut donc s’interroger sur les choix stratégiques de prévention. N’aurait-on plutôt intérêt à se concentrer sur la sédentarité ?

En tout cas, c’est si des auteurs recherchent des lieux d’étude la ville de Québec regorge d’escaliers (illustrations de l’article)   aux vues somptueuses et une course leurs est dédiée bientôt et la meilleure des préparations reste l’escalier de Cap Blanc !!!! Pensez à soutenir la prévention en signant la pétition sur http://www.mieuxvautprevenir.org/

Et si on prenait l’activité physique au sérieux en psychiatrie ?

21/04/2015

Je partage une Lettre à la Rédaction de la revue L’Encephale que j’ai rédigé, celle-ci est téléchargeable librement durant 50 jours. Il m’est apparu important de porter à la connaissance des lecteurs de cette revue, que les études concernant l’activité physique dans le domaine de la psychiatrie progressent énormément ces dernières années. Les bénéfices pour la santé mentale et physique sont correctement identifiés pour les personnes touchées par un trouble dépressif majeur ou des troubles schizophréniques par exemple. Cependant, les études en France dans ce topazedomaine se comptent sur les doigts d’une seule main et les comités d’experts établissant les recommandations traitent rarement de l’activité physique comme ayant une place dans les prises en charge. 

Si vous êtes intéressés par cette thématique d’autres articles sont téléchargeables dans la rubrique Auteur et de nombreux articles du blog traitent de cette thématique (ici et ). Si vous souhaitez collaborer sur un projet d’étude sur l’évaluation des effets de l’activité physique sur les symptômes psychiatriques, le fonctionnement cognitif, le changement des habitudes de santé… n’hésitez pas à me contacter.

L’activité physique adaptée a-t-elle une place dans les soins palliatifs en oncologie ?

14/04/2015

Speed-Andrews & Courneya ont redigé un chapitre centré sur les effets de l’activité physique pré-sous-post traitement pour cancer dans l’ouvrage dirigé par Acevedo et al. (1) (déjà utilisé pour l’article sur le modèle écologique de l’activité physique (AP). Dans une sous-partie, ils abordent la question de la fin de vie et de la possibilité d’intervention en APA en soins palliatifs. Il m’apparaît essentiel de retranscrire cette partie, peu traitée dans la littérature.invasion

L’objectif des soins palliatifs sont le maintien dans le temps de la qualité de vie ainsi que la diminution/gestion des symptômes liés au cancer (OMS).

Speed-Andrews & Courneya soulignent que la littérature scientifique qui se centre sur ce sujet repose sur très peu d’études. Oldervoll et al. 2005 montre que 63 % de sujets interrogés ayant une espérance de vie entre 3 & 12 mois (déterminée par un clinicien) seraient intéressés pour participer à un programme structuré et supervisé d’AP. Une première revue systématique de la littérature en 2009 sur sujet a identifié six études (principalement des études pilotes ou de cas). Celles-ci soulignent la faisabilité et la bonne adhésion à des programmes d’activité physique en soins palliatifs. L’unique essai randomisé contrôlé démontrait une diminution beaucoup plus progressive du bien-être et de la fatigue parmi les sujets du groupe AP.

Les auteurs concluent à la faisabilité de l’AP en soins palliatifs mais soulignent qu’aucune conclusion ne peut être établie sur les potentiels effets bénéfiques de l’AP chez les personnes touchées par un cancers non traitables.

Une brève recherche dans la littérature actuelle (2–4) montre que deux essais cliniques ont en cours (5,6) et qu’un seul a été publié depuis 2013. Une étude pilote comparaient un programme d’AP aérobie versus renforcement musculaire chez des adultes traités par une chimiothérapie palliative (pour cancer gastro-intestinal) (n=26) (7). Les investigateurs concluent à la faisabilité de l’AP et à une possible amélioration des symptômes psychologiques liés au cancer.

Il y a donc un manque cruel de recherche dans ce domaine pour « réellement » établir l’intérêt de l’activité physique dans le domaine des soins palliatif en oncologie.

  • 1. Acevedo EO, editor. The Oxford Handbook of Exercise Psychology. New York: Oxford University Press; 2012. 544 p.
  • 2. Lowe SS, Danielson B, Beaumont C, Watanabe SM, Baracos VE, Courneya KS. Associations between objectively measured physical activity and quality of life in cancer patients with brain metastases. J Pain Symptom Manage. 2014 Sep;48(3):322–32.
  • 3. Lowe SS, Danielson B, Beaumont C, Watanabe SM, Baracos VE, Courneya KS. Correlates of objectively measured sedentary behavior in cancer patients with brain metastases: an application of the theory of planned behavior. Psychooncology. 2014 Jul 29;
  • 4. Bigum LH, Spielmann ME, Juhl G, Rasmussen A. A qualitative study exploring male cancer patients’ experiences with percutaneous nephrostomy. Scand J Urol. 2015 Apr;49(2):162–8.
  • 5. Zimmer P, Jäger E, Bloch W, Zopf EM, Baumann FT. Influence of a six month endurance exercise program on the immune function of prostate cancer patients undergoing Antiandrogen- or Chemotherapy: design and rationale of the ProImmun study. BMC Cancer. 2013;13:272.
  • 6. Jensen W, Oechsle K, Baumann HJ, Mehnert A, Klose H, Bloch W, et al. Effects of exercise training programs on physical performance and quality of life in patients with metastatic lung cancer undergoing palliative chemotherapy–a study protocol. Contemp Clin Trials. 2014 Jan;37(1):120–8.
  • 7. Jensen W, Baumann FT, Stein A, Bloch W, Bokemeyer C, de Wit M, et al. Exercise training in patients with advanced gastrointestinal cancer undergoing palliative chemotherapy: a pilot study. Support Care Cancer Off J Multinatl Assoc Support Care Cancer. 2014 Jul;22(7):1797–806.

Le sport-santé, l’activité physique adaptée, en question sur France Culture

06/04/2015

Vergnault MathieuL’émission de France Culture Pixel a récemment mis en ligne un reportage multimédia interactif sur l’expérimentation de Strasbourg « Sport santé sur ordonnance ». Vous trouverez des interviews et vidéos explicatives. A mon sens, la partie la plus intéressante du reportage est l’interview de Mathieu Vergnault, secrétaire national de la Société Française des Professionnels en Activités Physiques Adaptées, qui plaide pour une meilleure reconnaissance et une intégration des Enseignants en APA dans la prévention par l’activité physique à échelle nationale. Cet interview met en avant la formation universitaire STAPS (lien ci-dessous).

http://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=5019849

Même si on peut saluer l’initiative du journaliste Eric Chaverou, il m’est apparu important de remarquer que le caractère scientifique de cette expérimentationFr Culture est très discutable. (Utilisant le compte de l’émission pour partager mon point de vue, (je le remercie de publier mon commentaire), voir ci-dessous). Pour rappel, l’article que je signale est en français et téléchargement libre

pixel

Promouvoir et comprendre l’activité physique ou quand la complexité est au rendez-vous

02/04/2015

Les lecteurs du blog se rappellent de l’article de Janvier sur les mineurs anglais. J’y amorçais l’idée d’un vision de la promotion de l’activité physique parfois trop centrée sur des caractéristiques individuelles. Dans le domaine de la recherche ou dans le domaine clinique, éducatif ; les professionnels peuvent avoir tendance à uniquement prendre en compte des facteurs personnels (moi le premier) comme les indicateurs motivationnels, l’indice de masse corporel, la capacité à l’effort, la sévérité de la pathologie…

Or il existe une vision plus large, appelée une vision écologique de l’activité physique (1,2). Je reprend ici un extrait d’un chapitre de Claudio Nigg, tiré de l’excellent livre The Oxford Handbook of Exercise Psychology (3). Le modèle écologique classe systématiquement les facteurs associés à la santé selon 5 niveaux d’influence. Un comme un oignon, chaque couche a une influence proximale et distale sur les autres.

  • Niveau intrapersonnel : caractéristiques de l’individu (démographiques, personnels, croyance et attitudes)
  • Niveau interpersonnel : réseaux sociaux formels ou informels d’aide (famille, pairs, collègues de travail…)
  • Niveau communautaire : caractéristiques et règles qui encourage ou limite certains comportements
  • Niveau organisationnel : influences de l’organisation sociale de la société
  • Niveau politique : lois locales, nationales qui influencent de façon proactive ou non les comportements de santé.

modèle écologique de promotion de la santé

Ce modèle a l’avantage d’être très simple, et aide à mettre les choses en perspectives. Les professionnels de l’activité physique peuvent l’utiliser pour mieux cerner des problématiques rencontrées au sein d’institutions, par exemple. Deuxièmement, celui-ci étaye aussi la place de la politique dans la promotion de la santé. Quelles sont les volontés à ce sujet depuis 15 ans pour promouvoir, valoriser l’activité physique à des fins de santé ? Ou peux-t-on analyser l’ « expérience » de Strasbourg à travers ce prisme ? Troisièmement, ce modèle illustre les différentes qualités des acteurs qui entrent en jeu lorsque l’on veut promouvoir la santé, particulièrement l’activité physique. Les anglais l’on bien compris avec la création de l’Exercise Referal System, qui existe depuis 10 ans (voir l’article de la revue Santé Publique à ce sujet en accès libre (4)).

La rubrique AUTEUR DU BLOG a été réorganisée et plusieurs articles sont téléchargeables librement.

  • 1. Glanz K, Bishop DB. The role of behavioral science theory in development and implementation of public health interventions. Annu Rev Public Health. 2010;31:399–418.
  • 2. Glanz K, Rimer BK, Viswanath K. Health Behavior and Health Education: Theory, Research, and Practice. John Wiley & Sons; 2008. 968 p.
  • 3. Acevedo EO, editor. The Oxford Handbook of Exercise Psychology. New York: Oxford University Press; 2012. 544 p.
  • 4. Bernard P. Les systèmes d’orientation à l’activité physique au Royaume-Uni : efficacité et enseignements. Santé Publique. 2014 Nov 24;26(5):647–54.

Activité physique, santé, handicap, éducation : la littérature scientifique francophone en mouvement

25/03/2015

Récemment, le privilège d’analyser les résumés des interventions écrites et orales du Congrès National des Professionnels des Activités Physiques Adaptées (CNP-APA) m’a été donné. Je peux déjà annoncer que ceux-ci sont qualité et très variés en terme d’approches, de disciplines scientifiques et de publics visés. Un seul conseil, inscrivez-vous pour la seconde édition du CNP-APA !

© L'Internaute Magazine / Liv

© L’Internaute Magazine / Liv

Ces lectures, les précédents articles du blog, la démultiplication des archives ouvertes d’université et surtout l’intérêt croissant pour l’activité physique pour la santé décuple la quantité de textes francophones disponibles. J’ai donc fait tourner Zotero pour vous lister les textes francophones publiés durant les derniers 18 mois environ. Toutefois, l’exhaustivité n’est peut-être pas au rendez-vous, alors si vous connaissez des références qui ne sont pas dans bibliographie, laissez un commentaire.

  • Abitteboul, Y., Conort, C., Bouscaren, N., & Rivière, D. (2015). Importance du mal au dos comme frein à la pratique des activités physiques et sportives. Science & Sports, 30(1), 13‑18. http://doi.org/10.1016/j.scispo.2014.07.017
  • Armand-Gaberan, F., & Bouilloud, J. (2013). Quand les jeunes en redemandent: Rencontre entre jeunes d’itep et éducateurs en formation autour du vtt. Empan, 92(4), 63. http://doi.org/10.3917/empa.092.0063
  • Ben-Sadoun, G., Petit, P.-D., Colson, S. S., König, A., & Robert, P. (2015). Activité aérobie et environnement enrichi : perspectives pour le patient Alzheimer. Science & Sports, 30(1), 1‑12. http://doi.org/10.1016/j.scispo.2014.03.005
  • Bernard, P. (2014). Les systèmes d’orientation à l’activité physique au Royaume-Uni : efficacité et enseignements. Santé Publique, 26(4), 647‑654.
  • Bernard, P. (s. d.). Et si on prenait l’activité physique au sérieux en psychiatrie ? L’Encéphale. http://doi.org/10.1016/j.encep.2014.10.016
  • Besnier, A., Marqueste, T., & Comte, F. (2014). Activité physique durant la grossesse et ses répercussions sur le nouveau-né. La Revue Sage-Femme, 13(2), 49‑65. http://doi.org/10.1016/j.sagf.2013.12.001
  • Bouricha, R., Thoni, G., Raffard, L., Cohert, L., Saucourt, V., Tirode, V. (2015). Activité Physique Adaptée pour les malades chroniques en appartements de coordination thérapeutique. Santé Publique, 219-225
  • Brun, J.-F., Guiraudou, M., Romain, A.-J., Pollatz, M., Fédou, C., & Mercier, J. (s. d.). Le niveau d’oxydation maximale des lipides (LIPOXmax), un niveau d’exercice adapté par ses propriétés énergétiques et comportementales au « génotype économe » du syndrome métabolique : l’hypothèse du « healthy primitive lifestyle ». Science & Sports. http://doi.org/10.1016/j.scispo.2015.01.002
  • Calmet, M., Franchini, E., & Assude, T. (2014). Handicaps simulés et outils numériques : un exemple d’utilisation en judo. La nouvelle revue de l’adaptation et de la scolarisation, N° 66(2), 253‑268.
  • Carré, F. (2010). L’activité physique dans la prévention de la maladie coronaire. Annales de Cardiologie et d’Angéiologie, 59(6), 380‑384. http://doi.org/10.1016/j.ancard.2010.10.008
  • Cochez, C., Lootgieter, R., Peres, S., Rubenstrunk, A., Prudhomme, C., Carru, V., & Azar, R. (2014). Faisabilité et bénéfices de l’activité physique adaptée (APA) perdialytique chez les patients hémodialysés. Néphrologie & Thérapeutique, 10(5), 315‑316. http://doi.org/10.1016/j.nephro.2014.07.066
  • Costes, F., & Pison, C. (2014). Activité physique et nutrition dans la broncho-pneumopathie chronique obstructive. Nutrition Clinique et Métabolisme, 28(4), 336‑347. http://doi.org/10.1016/j.nupar.2014.10.004
  • Demets, J., Weissland, T., & Metron, D. (2014). Étude de faisabilité du pédalage unilatéral en réentraînement à l’effort chez le patient amputé de membre inférieur d’origine vasculaire : résultats préliminaires. Science & Motricité, (84), 35‑42. http://doi.org/10.1051/sm/2013075
  • Desport, J.-C., Jésus, P., Fayemendy, P., & Pouchard, L. (2014). Activité physique lors de la sclérose latérale amyotrophique. Nutrition Clinique et Métabolisme, 28(4), 321‑326. http://doi.org/10.1016/j.nupar.2014.09.001
  • Duclos, M., Oppert, J.-M., Vergès, B., Coliche, V., Gautier, J.-F., Guezennec, C.-Y., … Strauch, G. (2012). Activité physique et diabète de type 2: Référentiel de la Société francophone du diabète (SFD), 2011. Médecine des Maladies Métaboliques, 6(1), 80‑96. http://doi.org/10.1016/S1957-2557(12)70366-8
  • Dupuis, C., Filaire, M., & Filaire, E. (2015). Activité physique spontanée et qualité de vie des patients atteints d’un cancer du poumon, en attente d’une résection pulmonaire. Science & Sports, 30(1), 47‑50. http://doi.org/10.1016/j.scispo.2014.09.003
  • Durocher, T., Thuillier, B., & Guyader, B. (2014a). Impact d’un protocole en activités physiques adaptées chez des patients lombalgiques chroniques en restauration fonctionnelle du rachis. Science & Motricité, (84), 11‑17. http://doi.org/10.1051/sm/2013065
  • Durocher, T., Thuillier, B., & Guyader, B. (2014b). Impact d’un protocole en activités physiques adaptées chez des patients lombalgiques chroniques en restauration fonctionnelle du rachis. Science & Motricité, (84), 11‑17. http://doi.org/10.1051/sm/2013065
  • Ferez, S., Marin-Duval, E., Thomas, J., Héas, S., & Fougeyrollas, P. (2014). Continuer à s’engager dans des loisirs après avoir été infecté au VIH : entre quête de normalité et prescription sociale. Loisir et Société, 37(2), 205‑223. http://doi.org/10.1080/07053436.2014.936162
  • Filhol, G., Bernard, P., Quantin, X., Espian-Marcais, C., & Ninot, G. (s. d.). Activité physique durant la grossesse : point sur les recommandations internationales. Gynécologie Obstétrique & Fertilité. http://doi.org/10.1016/j.gyobfe.2014.09.014
  • Fuchs, A. (2014). Activités physiques adaptées et mucoviscidose. La « voix » des patients. Science & Motricité, (84), 111‑119. http://doi.org/10.1051/sm/2013076
  • Gérin, C., Guillemot, P., Bayat, M., André, A. M., Daniel, V., & Rochcongar, P. (s. d.). Enquête auprès des médecins généralistes sur leur expérience et leur avis en matière de prescription d’activité physique. Science & Sports. http://doi.org/10.1016/j.scispo.2013.12.006
  • Ginsbourger, T., & Terral, P. (2014). Dynamiques « d’humanisation » puis de « managérialisation » d’un projet d’activité physique sur un site de lutte contre le cancer. SociologieS.
  • Giroux, M. (2014). L’activité physique adaptée, enjeu et support de l’éducation thérapeutique du patient diabétique de type 2 précaire : élaboration d’un cycle éducatif d’activité physique adaptée « escalade », 145.
  • Kolko Labadens, A., Lasseur, C., Labat, T., Trolonge, S., & Chauveau, P. (2014). Activité physique chez les patients dialysés : comment et pourquoi l’évaluer et mettre en place un programme ? Néphrologie & Thérapeutique, 10(3), 151‑158. http://doi.org/10.1016/j.nephro.2013.12.004
  • Lacharité-Lemieux, M. (2014). Adhésion à l’exercice et amélioration de la santé métabolique chez les femmes ménopausées : comparaison entre l’entraînement en plein air et en salle. Consulté à l’adresse http://savoirs.usherbrooke.ca/handle/11143/5457
  • Lecocq, G., & Dervaux, S. (2014). De la résistance à la résilience : lorsque 2 types d’A.P.A. se mettent au service d’une personne vulnérable. Science & Motricité, (84), 89‑97. http://doi.org/10.1051/sm/2013079
  • Le Galudec, M., Contant, A.-C., Stephan, F., Feray, A., Le Floch-Bergot, A.-L., Alzas, N., … Guerrero, F. (2014). Impact d’un programme d’activité physique sur la symptomatologie schizophrénique : résultats d’une expérience menée au CHRU de Brest. European Psychiatry, 29(8, Supplement), 646. http://doi.org/10.1016/j.eurpsy.2014.09.011
  • Lemercier, L., Bernard, P., Delmotte, J., Vincent, L., Cartron, G., & Ninot, G. (2015). Bénéfices des activités physiques adaptées au cours de l’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques : étude de faisabilité. Oncologie, 17(1-2), 47‑56. http://doi.org/10.1007/s10269-015-2486-3
  • Leti, T., Guinot, M., Favre-Juvin, A., & Bricout, V.-A. (2014). Dysautonomie des sujets porteurs d’une trisomie 21 : apports de la variabilité de la fréquence cardiaque et du bilan hormonal. Science & Motricité, (84), 71‑79. http://doi.org/10.1051/sm/2013080
  • Moscone, A.-L., Leconte, P., & Le Scanff, C. (2014). L’anorexie et l’activité physique, une relation ambiguë. Science & Motricité, (84), 51‑59. http://doi.org/10.1051/sm/2013084
  • Mosson, M., Peter, L., & Montel, S. (2014). Impact du niveau d’activité physique sur l’alexithymie et le coping dans une population de plus de 40ans atteinte de sclérose en plaques : une étude pilote. Revue Neurologique, 170(1), 19‑25. http://doi.org/10.1016/j.neurol.2013.04.009
  • Paumard, C. (2014). Les bénéfices de l’activité physique dans les pathologies chroniques. NPG Neurologie – Psychiatrie – Gériatrie, 14(82), 201‑208. http://doi.org/10.1016/j.npg.2013.12.005
  • Pillard, F. (2014a). Bénéfices de l’activité physique chez le patient atteint de BPCO. Revue des Maladies Respiratoires Actualités, 6(3), 230‑232. http://doi.org/10.1016/S1877-1203(14)70560-9
  • Pillard, F. (2014b). Évaluer l’activité physique des patients atteints de BPCO. Revue des Maladies Respiratoires Actualités, 6(3), 233‑234. http://doi.org/10.1016/S1877-1203(14)70561-0
  • Pillard, F. (2014c). Faciliter et stimuler l’activité physique des patients atteints de BPCO : quels moyens, quels résultats ? Revue des Maladies Respiratoires Actualités, 6(3), 235‑237. http://doi.org/10.1016/S1877-1203(14)70562-2
  • Pollatz, M., Guiraudou, M., Romain, A.-J., Fédou, C., Brun, J.-F., & Mercier, J. (2014). Les effets d’un réentraînement de 45 minutes au LIPOXmax sur le comportement alimentaire de patients obèses sont analogues le matin et l’après-midi. Science & Sports, 29(2), 57‑61. http://doi.org/10.1016/j.scispo.2013.12.002
  • Rivas-Branger, J., Chinalska-Chomat, R., Obeid, D., & Ricour, C. (2014). Handicap mental chez l’enfant et risque d’obésité : le rôle clé de l’activité physique (AP) adaptée. Science & Sports, 29, Supplement, S8. http://doi.org/10.1016/j.scispo.2014.08.008
  • Rolland, M. (2015). L’observance de la prescription d’activité physique en médecine générale : étude descriptive prospective chez des patients porteurs de facteurs de risque cardiovasculaires, 101.
  • Romain, A. J., & Bernard, P. (2015). L’amélioration de la santé cardiovasculaire par l’exercice physique, chez les individus atteints de schizophrénie, passe aussi par la psychologie de la santé. Obésité, 10(1), 63‑65. http://doi.org/10.1007/s11690-014-0463-4
  • Tant, M. (2014, janvier 20). Inclusion en Education Physique et Sportive des élèves en situation de handicap. Mise en évidence d’un système inclusif en trois stades distincts chez les enseignants d’EPS français (phdthesis). Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambresis. Consulté à l’adresse https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00998934/document
  • Thibault, R., Meyer, P., & Cano, N. (2014). Activité physique, nutrition, et insuffisance cardiaque chronique. Nutrition Clinique et Métabolisme, 28(4), 327‑335. http://doi.org/10.1016/j.nupar.2014.10.005
  • Thomas, J., Duval, E., Perera, É., & Ferez, S. (2014). La perception de l’activité physique comme mode de prise de charge du VIH : effets de la visibilité du corps sur les stratégies de gestion d’une « maladie chronique ». Science & Motricité, (84), 99‑110. http://doi.org/10.1051/sm/2013081
  • Villaron, C., Marqueste, T., Eisinger, F., Cappiello, M.-A., Therme, P., & Cury, F. (2015). Activité physique et cancer du sein métastatique : qualité de vie, fatigue et estime de soi — étude pilote. Oncologie, 17(1-2), 39‑46. http://doi.org/10.1007/s10269-014-2474-z

L’ Activité Physique Adapté (danse) chez des adultes traités par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques

19/03/2015

Un article est paru en Février dernier dans la revue française Oncologie présente l’étude de la faisabilité d’un programme d’APA dans un milieu très particulier, les hémopathies malignes. De plus, la présentation du programme d’APA est particulièrement réussie. J’ai eu la chance de collaborer à ce travail très original mené par Laura Lemercier. Pour les personnes n’ont pas accès à cet article, n’hésitez pas à contacter l’auteure pour lui demander une copie personnelle (contact sous le résumé).

Voici le résumé de l’étude.

Objectifs : L’objectif de cette étude est d’évaluer la faisabilité d’un programme d’activités physiques adaptées (APA) chez des adultes atteints d’hémopathies et traités par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (ACSH).

lemercierMatériel et méthode : Étude contrôlée comparant deux groupes : APA et témoin. Les sujets sont des adultes traités par ACSH. Durant l’intervention (APA de type danse, trois semaines, trois séances hebdomadaires), les critères de jugement de la faisabilité sont l’acceptabilité, l’adhésion, la satisfaction et la fréquence cardiaque cible. La comparaison intergroupe repose sur l’évaluation de la fatigue perçue, du niveau d’anxiété et de dépression.

Résultats : Un taux de 90,6 % d’adhésion est relevé. La fatigue perçue diminue dans le groupe APA, mais cette différence est non significative après contrôle des scores à l’inclusion.

Conclusion : Un programme d’APA est faisable chez des sujets traités par ACSH.

L. Lemercier, P. Bernard, J. Delmotte, L. Vincent, G. Cartron, G. Ninot. Bénéfices des activités physiques adaptées au cours de l’allogreffe de cellules souches  : étude de faisabilité (2015). Oncologie. 10.1007/s10269-015-2486-3

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 312 autres abonnés

%d blogueurs aiment cette page :