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Activité physique, santé, handicap, éducation : la littérature scientifique francophone en mouvement

25/03/2015

Récemment, le privilège d’analyser les résumés des interventions écrites et orales du Congrès National des Professionnels des Activités Physiques Adaptées (CNP-APA) m’a été donné. Je peux déjà annoncer que ceux-ci sont qualité et très variés en terme d’approches, de disciplines scientifiques et de publics visés. Un seul conseil, inscrivez-vous pour la seconde édition du CNP-APA !

© L'Internaute Magazine / Liv

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Ces lectures, les précédents articles du blog, la démultiplication des archives ouvertes d’université et surtout l’intérêt croissant pour l’activité physique pour la santé décuple la quantité de textes francophones disponibles. J’ai donc fait tourner Zotero pour vous lister les textes francophones publiés durant les derniers 18 mois environ. Toutefois, l’exhaustivité n’est peut-être pas au rendez-vous, alors si vous connaissez des références qui ne sont pas dans bibliographie, laissez un commentaire.

  • Abitteboul, Y., Conort, C., Bouscaren, N., & Rivière, D. (2015). Importance du mal au dos comme frein à la pratique des activités physiques et sportives. Science & Sports, 30(1), 13‑18. http://doi.org/10.1016/j.scispo.2014.07.017
  • Armand-Gaberan, F., & Bouilloud, J. (2013). Quand les jeunes en redemandent: Rencontre entre jeunes d’itep et éducateurs en formation autour du vtt. Empan, 92(4), 63. http://doi.org/10.3917/empa.092.0063
  • Ben-Sadoun, G., Petit, P.-D., Colson, S. S., König, A., & Robert, P. (2015). Activité aérobie et environnement enrichi : perspectives pour le patient Alzheimer. Science & Sports, 30(1), 1‑12. http://doi.org/10.1016/j.scispo.2014.03.005
  • Bernard, P. (2014). Les systèmes d’orientation à l’activité physique au Royaume-Uni : efficacité et enseignements. Santé Publique, 26(4), 647‑654.
  • Bernard, P. (s. d.). Et si on prenait l’activité physique au sérieux en psychiatrie ? L’Encéphale. http://doi.org/10.1016/j.encep.2014.10.016
  • Besnier, A., Marqueste, T., & Comte, F. (2014). Activité physique durant la grossesse et ses répercussions sur le nouveau-né. La Revue Sage-Femme, 13(2), 49‑65. http://doi.org/10.1016/j.sagf.2013.12.001
  • Brun, J.-F., Guiraudou, M., Romain, A.-J., Pollatz, M., Fédou, C., & Mercier, J. (s. d.). Le niveau d’oxydation maximale des lipides (LIPOXmax), un niveau d’exercice adapté par ses propriétés énergétiques et comportementales au « génotype économe » du syndrome métabolique : l’hypothèse du « healthy primitive lifestyle ». Science & Sports. http://doi.org/10.1016/j.scispo.2015.01.002
  • Calmet, M., Franchini, E., & Assude, T. (2014). Handicaps simulés et outils numériques : un exemple d’utilisation en judo. La nouvelle revue de l’adaptation et de la scolarisation, N° 66(2), 253‑268.
  • Carré, F. (2010). L’activité physique dans la prévention de la maladie coronaire. Annales de Cardiologie et d’Angéiologie, 59(6), 380‑384. http://doi.org/10.1016/j.ancard.2010.10.008
  • Cochez, C., Lootgieter, R., Peres, S., Rubenstrunk, A., Prudhomme, C., Carru, V., & Azar, R. (2014). Faisabilité et bénéfices de l’activité physique adaptée (APA) perdialytique chez les patients hémodialysés. Néphrologie & Thérapeutique, 10(5), 315‑316. http://doi.org/10.1016/j.nephro.2014.07.066
  • Costes, F., & Pison, C. (2014). Activité physique et nutrition dans la broncho-pneumopathie chronique obstructive. Nutrition Clinique et Métabolisme, 28(4), 336‑347. http://doi.org/10.1016/j.nupar.2014.10.004
  • Demets, J., Weissland, T., & Metron, D. (2014). Étude de faisabilité du pédalage unilatéral en réentraînement à l’effort chez le patient amputé de membre inférieur d’origine vasculaire : résultats préliminaires. Science & Motricité, (84), 35‑42. http://doi.org/10.1051/sm/2013075
  • Desport, J.-C., Jésus, P., Fayemendy, P., & Pouchard, L. (2014). Activité physique lors de la sclérose latérale amyotrophique. Nutrition Clinique et Métabolisme, 28(4), 321‑326. http://doi.org/10.1016/j.nupar.2014.09.001
  • Duclos, M., Oppert, J.-M., Vergès, B., Coliche, V., Gautier, J.-F., Guezennec, C.-Y., … Strauch, G. (2012). Activité physique et diabète de type 2: Référentiel de la Société francophone du diabète (SFD), 2011. Médecine des Maladies Métaboliques, 6(1), 80‑96. http://doi.org/10.1016/S1957-2557(12)70366-8
  • Dupuis, C., Filaire, M., & Filaire, E. (2015). Activité physique spontanée et qualité de vie des patients atteints d’un cancer du poumon, en attente d’une résection pulmonaire. Science & Sports, 30(1), 47‑50. http://doi.org/10.1016/j.scispo.2014.09.003
  • Durocher, T., Thuillier, B., & Guyader, B. (2014a). Impact d’un protocole en activités physiques adaptées chez des patients lombalgiques chroniques en restauration fonctionnelle du rachis. Science & Motricité, (84), 11‑17. http://doi.org/10.1051/sm/2013065
  • Durocher, T., Thuillier, B., & Guyader, B. (2014b). Impact d’un protocole en activités physiques adaptées chez des patients lombalgiques chroniques en restauration fonctionnelle du rachis. Science & Motricité, (84), 11‑17. http://doi.org/10.1051/sm/2013065
  • Ferez, S., Marin-Duval, E., Thomas, J., Héas, S., & Fougeyrollas, P. (2014). Continuer à s’engager dans des loisirs après avoir été infecté au VIH : entre quête de normalité et prescription sociale. Loisir et Société, 37(2), 205‑223. http://doi.org/10.1080/07053436.2014.936162
  • Filhol, G., Bernard, P., Quantin, X., Espian-Marcais, C., & Ninot, G. (s. d.). Activité physique durant la grossesse : point sur les recommandations internationales. Gynécologie Obstétrique & Fertilité. http://doi.org/10.1016/j.gyobfe.2014.09.014
  • Fuchs, A. (2014). Activités physiques adaptées et mucoviscidose. La « voix » des patients. Science & Motricité, (84), 111‑119. http://doi.org/10.1051/sm/2013076
  • Gérin, C., Guillemot, P., Bayat, M., André, A. M., Daniel, V., & Rochcongar, P. (s. d.). Enquête auprès des médecins généralistes sur leur expérience et leur avis en matière de prescription d’activité physique. Science & Sports. http://doi.org/10.1016/j.scispo.2013.12.006
  • Ginsbourger, T., & Terral, P. (2014). Dynamiques « d’humanisation » puis de « managérialisation » d’un projet d’activité physique sur un site de lutte contre le cancer. SociologieS.
  • Giroux, M. (2014). L’activité physique adaptée, enjeu et support de l’éducation thérapeutique du patient diabétique de type 2 précaire : élaboration d’un cycle éducatif d’activité physique adaptée « escalade », 145.
  • Kolko Labadens, A., Lasseur, C., Labat, T., Trolonge, S., & Chauveau, P. (2014). Activité physique chez les patients dialysés : comment et pourquoi l’évaluer et mettre en place un programme ? Néphrologie & Thérapeutique, 10(3), 151‑158. http://doi.org/10.1016/j.nephro.2013.12.004
  • Lacharité-Lemieux, M. (2014). Adhésion à l’exercice et amélioration de la santé métabolique chez les femmes ménopausées : comparaison entre l’entraînement en plein air et en salle. Consulté à l’adresse http://savoirs.usherbrooke.ca/handle/11143/5457
  • Lecocq, G., & Dervaux, S. (2014). De la résistance à la résilience : lorsque 2 types d’A.P.A. se mettent au service d’une personne vulnérable. Science & Motricité, (84), 89‑97. http://doi.org/10.1051/sm/2013079
  • Le Galudec, M., Contant, A.-C., Stephan, F., Feray, A., Le Floch-Bergot, A.-L., Alzas, N., … Guerrero, F. (2014). Impact d’un programme d’activité physique sur la symptomatologie schizophrénique : résultats d’une expérience menée au CHRU de Brest. European Psychiatry, 29(8, Supplement), 646. http://doi.org/10.1016/j.eurpsy.2014.09.011
  • Lemercier, L., Bernard, P., Delmotte, J., Vincent, L., Cartron, G., & Ninot, G. (2015). Bénéfices des activités physiques adaptées au cours de l’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques : étude de faisabilité. Oncologie, 17(1-2), 47‑56. http://doi.org/10.1007/s10269-015-2486-3
  • Leti, T., Guinot, M., Favre-Juvin, A., & Bricout, V.-A. (2014). Dysautonomie des sujets porteurs d’une trisomie 21 : apports de la variabilité de la fréquence cardiaque et du bilan hormonal. Science & Motricité, (84), 71‑79. http://doi.org/10.1051/sm/2013080
  • Moscone, A.-L., Leconte, P., & Le Scanff, C. (2014). L’anorexie et l’activité physique, une relation ambiguë. Science & Motricité, (84), 51‑59. http://doi.org/10.1051/sm/2013084
  • Mosson, M., Peter, L., & Montel, S. (2014). Impact du niveau d’activité physique sur l’alexithymie et le coping dans une population de plus de 40ans atteinte de sclérose en plaques : une étude pilote. Revue Neurologique, 170(1), 19‑25. http://doi.org/10.1016/j.neurol.2013.04.009
  • Paumard, C. (2014). Les bénéfices de l’activité physique dans les pathologies chroniques. NPG Neurologie – Psychiatrie – Gériatrie, 14(82), 201‑208. http://doi.org/10.1016/j.npg.2013.12.005
  • Pillard, F. (2014a). Bénéfices de l’activité physique chez le patient atteint de BPCO. Revue des Maladies Respiratoires Actualités, 6(3), 230‑232. http://doi.org/10.1016/S1877-1203(14)70560-9
  • Pillard, F. (2014b). Évaluer l’activité physique des patients atteints de BPCO. Revue des Maladies Respiratoires Actualités, 6(3), 233‑234. http://doi.org/10.1016/S1877-1203(14)70561-0
  • Pillard, F. (2014c). Faciliter et stimuler l’activité physique des patients atteints de BPCO : quels moyens, quels résultats ? Revue des Maladies Respiratoires Actualités, 6(3), 235‑237. http://doi.org/10.1016/S1877-1203(14)70562-2
  • Pollatz, M., Guiraudou, M., Romain, A.-J., Fédou, C., Brun, J.-F., & Mercier, J. (2014). Les effets d’un réentraînement de 45 minutes au LIPOXmax sur le comportement alimentaire de patients obèses sont analogues le matin et l’après-midi. Science & Sports, 29(2), 57‑61. http://doi.org/10.1016/j.scispo.2013.12.002
  • Rivas-Branger, J., Chinalska-Chomat, R., Obeid, D., & Ricour, C. (2014). Handicap mental chez l’enfant et risque d’obésité : le rôle clé de l’activité physique (AP) adaptée. Science & Sports, 29, Supplement, S8. http://doi.org/10.1016/j.scispo.2014.08.008
  • Rolland, M. (2015). L’observance de la prescription d’activité physique en médecine générale : étude descriptive prospective chez des patients porteurs de facteurs de risque cardiovasculaires, 101.
  • Romain, A. J., & Bernard, P. (2015). L’amélioration de la santé cardiovasculaire par l’exercice physique, chez les individus atteints de schizophrénie, passe aussi par la psychologie de la santé. Obésité, 10(1), 63‑65. http://doi.org/10.1007/s11690-014-0463-4
  • Tant, M. (2014, janvier 20). Inclusion en Education Physique et Sportive des élèves en situation de handicap. Mise en évidence d’un système inclusif en trois stades distincts chez les enseignants d’EPS français (phdthesis). Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambresis. Consulté à l’adresse https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00998934/document
  • Thibault, R., Meyer, P., & Cano, N. (2014). Activité physique, nutrition, et insuffisance cardiaque chronique. Nutrition Clinique et Métabolisme, 28(4), 327‑335. http://doi.org/10.1016/j.nupar.2014.10.005
  • Thomas, J., Duval, E., Perera, É., & Ferez, S. (2014). La perception de l’activité physique comme mode de prise de charge du VIH : effets de la visibilité du corps sur les stratégies de gestion d’une « maladie chronique ». Science & Motricité, (84), 99‑110. http://doi.org/10.1051/sm/2013081
  • Villaron, C., Marqueste, T., Eisinger, F., Cappiello, M.-A., Therme, P., & Cury, F. (2015). Activité physique et cancer du sein métastatique : qualité de vie, fatigue et estime de soi — étude pilote. Oncologie, 17(1-2), 39‑46. http://doi.org/10.1007/s10269-014-2474-z

L’ Activité Physique Adapté (danse) chez des adultes traités par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques

19/03/2015

Un article est paru en Février dernier dans la revue française Oncologie présente l’étude de la faisabilité d’un programme d’APA dans un milieu très particulier, les hémopathies malignes. De plus, la présentation du programme d’APA est particulièrement réussie. J’ai eu la chance de collaborer à ce travail très original mené par Laura Lemercier. Pour les personnes n’ont pas accès à cet article, n’hésitez pas à contacter l’auteure pour lui demander une copie personnelle (contact sous le résumé).

Voici le résumé de l’étude.

Objectifs : L’objectif de cette étude est d’évaluer la faisabilité d’un programme d’activités physiques adaptées (APA) chez des adultes atteints d’hémopathies et traités par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (ACSH).

lemercierMatériel et méthode : Étude contrôlée comparant deux groupes : APA et témoin. Les sujets sont des adultes traités par ACSH. Durant l’intervention (APA de type danse, trois semaines, trois séances hebdomadaires), les critères de jugement de la faisabilité sont l’acceptabilité, l’adhésion, la satisfaction et la fréquence cardiaque cible. La comparaison intergroupe repose sur l’évaluation de la fatigue perçue, du niveau d’anxiété et de dépression.

Résultats : Un taux de 90,6 % d’adhésion est relevé. La fatigue perçue diminue dans le groupe APA, mais cette différence est non significative après contrôle des scores à l’inclusion.

Conclusion : Un programme d’APA est faisable chez des sujets traités par ACSH.

L. Lemercier, P. Bernard, J. Delmotte, L. Vincent, G. Cartron, G. Ninot. Bénéfices des activités physiques adaptées au cours de l’allogreffe de cellules souches  : étude de faisabilité (2015). Oncologie. 10.1007/s10269-015-2486-3

De l’activité physique adaptée (vraiment) pour tous ?

15/03/2015

L’institut National de la Santé et de la Recherche médicale (INSERM) a publié un rapport d’expertise collective intitulé : Inégalité sociales de santé en lien avec l’alimentation et l’activité physique en Mai 2014. C’est l’occasion d’aborder cette question dans le blog qui s’est majoritairement centré sur les caractéristiques individuels et psychologiques associés à l’activité physique (AP).médiation

Voici quelques extraits des conclusions

Position socioéconomique et pratique d’activité physique ou sédentarité en France

« Chez l’adulte, le niveau d’activité physique globale varie selon la position socioéconomique, une position plus faible étant associée à une pratique moins importante. »

« Chez les jeunes, les résultats sont plus controversés. Les études suggèrent que le niveau d’activité physique totale n’est pas significativement lié à la position socioéconomique mais que ce sont le contexte ou les modalités de la pratique qui varient selon la position socioéconomique. »

Caractéristiques de l’environnement et disparités de pratique d’activité physique

« Les différentes formes urbaines entre les pays, les définitions subjectives de l’espace d’étude (quartier, environnement de vie) et les diverses populations visées sont autant d’éléments qui participent à la diversité des associations rapportées dans la littérature scientifique internationale. En l’état actuel des connaissances, l’hétérogénéité des relations entre environnement de vie et pratiques d’activité physique n’autorise pas de préjuger de la nature et du sens d’un éventuel lien de causalité.« 

« Les représentations des environnements de vie et le sentiment de la sécurité font partie des facteurs identifiés comme associés à la pratique d’activité physique dans la littérature internationale en lien avec la santé. »

« L’expertise démontre l’importance d’étudier l’influence de l’environnement bâti auprès de différents segments de population et dans différents contextes urbains, ce qui n’a pas toujours été prévu dans les études réalisées jusqu’à présent. Le lieu de vie ne se limite pas au quartier de résidence, il est donc nécessaire d’inclure les composantes du quartier où se situent par exemple le lieu de travail (ou de scolarisation) ainsi que des lieux vécus quotidiennement par exemple lors des déplacements domicile/travail ou pour réaliser des activités régulières. »

« En conclusion, et après analyse de la littérature internationale, il est difficile de conclure de façon tranchée sur l’existence d’associations significatives et concordantes entre caractéristiques de l’environnement physique, niveau socioéconomique des quartiers et pratique d’activité physique (loisirs, transports). »

Facteurs associés à la pratique d’activité physique et à la sédentarité

« Peu d’études ont analysé la pratique d’activité physique et la sédentarité sous l’angle des inégalités sociales. Cependant, une étude longitudinale a montré que s’il n’y avait pas de différences d’activité physique entre les catégories socioprofessionnelles durant les loisirs en début d’étude, des différences ont émergé au cours du suivi (5 à 7 ans), en faveur des catégories les plus favorisées qui étaient plus actives physiquement pendant les loisirs que leurs homologues des catégories moins favorisées (Seiluri et coll., 2011). »

« En conclusion, le modèle d’analyse privilégié aujourd’hui pour appréhender l’ensemble des différents facteurs liés à l’activité physique est le modèle écologique qui prend en considération les relations inter-individuelles de même que l’environnement social et physique. Des modèles écologiques de l’activité physique suggèrent que les facteurs associés à l’activité physique sont spécifiques aux quatre domaines traditionnels d’activité physique (Sallis et coll., 2006) : activités professionnelles, loisirs, transports, activités quotidiennes domestiques (Pratt et coll., 2004). Il est donc important de prendre en considération les différents domaines (Bauman et coll., 2012) et de ne pas considérer uniquement l’activité physique dans sa globalité. »

Commentaires du blog

Même si ce rapport est des plus intéressant, la lecture du sommaire souligne le déséquilibre important entre la nutrition et l’AP, reflétant certainement les déséquilibres de littérature scientifique.

Il apparaît difficile d’émettre des conclusions, l’intérêt de ce rapport réside dans le fait qu’il met à jour la complexité des facteurs qui influencent l’activité physique et le besoin de rassembler des acteurs de différents horizons pour modifier les comportements dans une logique de santé publique. De plus, l’activité physique n’est quasiment vu que sous un seul aspect l’activité sportive, or celle-ci ne représente qu’une partie plus moins importante du problème du faible niveau d’activité physique. Et encore trop souvent les instances publiques ne communiquent que sur ce point (voir l’exemple ici).

Il doit aussi interroger les Enseignants en APA qui travaillent « hors structure de santé/médico-social » sur l’influence des inégalités sociales sur les participants qui bénéficient de l’APA, autrement dit quelles sont les solutions (financières) pour que les personnes à moyens réduits pouvant participer à des programmes d’APA ? (voir ici ).

Vous trouverez aussi dans l’article une vidéo québecoise illustrant les effets néfastes des inégalités de santé sur la santé.

Moi ? Je fais beaucoup de sport, et je dis pas ça pour vous faire plaisir.

23/02/2015

Tout d’abord qu’est que la désirabilité et l’approbation sociale ?

La désirabilité sociale, se définit comme « l’adéquation connue des comportements observés ou anticipés d’une personne aux motivations ou aux affects réputés des membres typiques d’un collectif social » [1]. L’approbation sociale est le « besoin d’obtenir une réponse positive dans une situation de test » [2].

Il y a une décennie, Adams et al. [3] publiaient une étude (en accès libre) ayant un impact important dans le domaine de l’activité physique (AP). Après avoir mesuré par questionnaire, les deux concepts de désirabilité et l’approbation sociale (qu’ils considéraient comme des traits de personnalité) chez 81 femmes, ils ont mis en place une évaluation de la dépense énergétique et de la durée de l’activité physique. Les techniques de l’eau doublement marquée et de l’actimétrie utilisées sur 14 jours étaient associées à des mesures d’activité physique déclaratives (un évaluateur contactait les participantes par téléphones pour les interroger sur leur activité physique de la veille et des 7 derniers jours).

Par la suite, les chercheurs ont exploré statistiquement si la désirabilité et l’approbation sociale pouvaient expliquer l’écart entre la mesure objective et subjective de dépense d’énergie et de durée d’AP.

La désirabilité et l’approbation sociale sont significativement associées à l’écart de dépense énergétique. La désirabilité sociale est significativement associée à l’écart de durée d’AP modérée.  Les auteurs concluent que la désirabilité et l’approbation sociale pourrait influencer les mesures subjectives de l’activité physique.

Cette étude fait état de plusieurs limites, une faible taille d’échantillon composé uniquement de femmes, et peu de covariables étaient utilisées dans les analyses. Cependant, cette étude souligne les limites de la mesure de l’activité physique par interview ou questionnaire.

En terme pratique, les professionnels de l’activité physique doivent garder ces résultats à l’esprit et tenter de prévenir l’impact négatif de la désirabilité et l’approbation sociale dans leurs évaluations. Ces résultats n’ont (à ma connaissance) pas été reproduits dans le domaine de l’activité physique, mais par contre des résultats similaires sont publiés avec les questionnaires de nutrition [4].

Pour illustrer le présent article, une vidéo de promotion des activités physiques et sportives pour les femmes du Royaume-Uni. Comme souvent, en France, nous sommes à cents lieues de cela.

  1. Cambon L. Désirabilité sociale et utilité sociale, deux dimensions de la valeur communiquée par les adjectifs de personnalité. Rev Int Psychol Soc. 1 déc 2006;19(3):125‑51.
  2. Hebert JR, Ma Y, Clemow L, Ockene IS, Saperia G, Stanek EJ, et al. Gender differences in social desirability and social approval bias in dietary self-report. Am J Epidemiol. 15 déc 1997;146(12):1046‑55.
  3. Adams SA, Matthews CE, Ebbeling CB, Moore CG, Cunningham JE, Fulton J, et al. The Effect of Social Desirability and Social Approval on Self-Reports of Physical Activity. Am J Epidemiol. 15 févr 2005;161(4):389‑98.
  4. Van de Mortel T. Faking it: social desirability response bias in self-report research. Aust J Adv Nurs. 2008;25(8):40‑8.

Et si la thérapie cognitivo-comportementale suffisait ?

16/02/2015

grosse fatigueLa question de la diminution de la fatigue perçue chez les personnes touchées par la fibromyalgie ou un syndrome de fatigue chronique ou traitées pour un cancer est un enjeu de taille car celle-ci diminue la qualité de vie de ces personnes et favorise l’apparition de comorbidités physiques (i.e. fonte musculaire) et mentales (e.g. symptômes dépressifs élevés).  Parmi les interventions non-pharmacologiques évaluées, la thérapie cognitivo-comportementale a fait l’objet de nombreux essais randomisés contrôlés obtenant de résultats majeurs sur diminution de la fatigue.

On peut alors s’intéresser aux bénéfices secondaires potentiels de la thérapie cognitivo-comportementale pour les participants de ces études. Ainsi, plusieurs études explorent l’effet des thérapies cognitivo-comportementales sur l’activité physique en posant 2 questions :

Question 1 – l’activité physique des participants est-il modifié post-intervention ?

Question 2 – la diminution de la fatigue perçue post-intervention (thérapie cognitivo-comportementale) est-elle expliquée par l’activité physique ?

La réponse aux deux questions est très simple : NON.

 

Ci-dessous une présentation brève d’études répondant à ces questions

Question 1

VanBuskirk, Roesch, Afari, & Wetherell, 2014

Participants : adultes douloureux chroniques

Intervention(s) :thérapie cognitivo-comportementale vs thérapie d’acceptation et d’engagement

Mesure(s) : Activité physique mesurée objectivement à moyen terme (6 mois)

Kashikar-Zuck et al., 2013

Participants : adolescents avec fibromyalgie

Intervention(s) : thérapie cognitivo-comportementale vs éducation santé

Mesure(s) : Activité physique mesurée objectivement post-intervention

Remarques : diminution significative de l’activité physique vigoureuse et faible, « effet paradoxal »

 

Question 2

Wiborg, Knoop, Stulemeijer, Prins, & Bleijenberg, 2010

Participants : adultes avec fatigue chronique

Intervention(s) :thérapie cognitivo-comportementale (face à face vs auto-administré)

Mesure(s) : Activité physique mesurée objectivement post-intervention

Gielissen, Wiborg, Verhagen, Knoop, & Bleijenberg, 2012

Participants : adultes traités depuis de 12 mois pour un cancer

Intervention(s) : thérapie cognitivo-comportementale vs soins usuels

Mesure(s) : Activité physique mesurée objectivement post-intervention

 

Ces études soulignent l’absence d’effet systémique de la thérapie cognitivo-comportementale dans un contexte de fatigue importante. Plus particulièrement, elles laissent penser qu’un couplage thérapie cognitivo-comportementale et intervention en Activité Physique Adaptée pourrait être beaucoup plus bénéfique pour ces personnes. La question des effets d’une prise en charge thérapie cognitivo-comportementale et activité physique avait déjà été abordé dans le blog en 2011 au sujet de vétérans de guerre. Il y a malheureusement peu d’études sur ce sujet, et des questions restent en suspens, par exemple sur les potentiels effets synergiques (i.e. effet TCC-AP = effet TCC* effet APA) ou antagonistes de la thérapie cognitivo-comportementale et d’une intervention en Activité Physique Adaptée ou d’une prise en charge séquentielle ou parallèle (e.g. TCC puis APA ou TCC et APA).

 Il y a certainement des structures ou psychologues et Enseignants APA travaillent de concert, mais je n’ai pas encore eu l’occasion de lire un article ou une étude de cas à ce sujet.

 Références

 Gielissen, M. F. M., Wiborg, J. F., Verhagen, C. A. H. H. V. M., Knoop, H., & Bleijenberg, G. (2012). Examining the role of physical activity in reducing postcancer fatigue. Supportive Care in Cancer, 20(7), 1441‑1447. doi:10.1007/s00520-011-1227-4

Kashikar-Zuck, S., Flowers, S. R., Strotman, D., Sil, S., Ting, T. V., & Schikler, K. N. (2013). Physical activity monitoring in adolescents with juvenile fibromyalgia: findings from a clinical trial of cognitive-behavioral therapy. Arthritis Care & Research, 65(3), 398‑405. doi:10.1002/acr.21849

VanBuskirk, K., Roesch, S., Afari, N., & Wetherell, J. L. (2014). Physical Activity of Patients With Chronic Pain Receiving Acceptance and Commitment Therapy or Cognitive Behavioural Therapy. Behaviour Change, 31(02), 131–143. doi:10.1017/bec.2014.6

Wiborg, J. F., Knoop, H., Stulemeijer, M., Prins, J. B., & Bleijenberg, G. (2010). How does cognitive behaviour therapy reduce fatigue in patients with chronic fatigue syndrome? The role of physical activity. Psychological Medicine, 40(8), 1281‑1287. doi:10.1017/S0033291709992212

 

Enquête auprès des médecins généralistes sur leur expérience et leur avis en matière de prescription d’activité physique

02/02/2015

Une étude est publiée dans la revue Sciences & Sports [1] avec pour objectif d’évaluer les connaissances des médecins généralistes d’Ille-et-Vilaine etFritz des départements limitrophes en matière de recommandations d’activité physique régulière (AP), ainsi que leur avis et ressenti sur leur prescription écrite.

 L’enquête s’est déroulée du 25 avril au 30 juin 2010 par envoi de questionnaires, 412 réponses ont été obtenues sur 1000 envois.

 Principaux résultats :

  • 45% et 51% des médecins interrogés déclarent « repèrent » et « conseillent » l’activité physique aux patients touchés par une pathologie chronique.
  • Les AP recommandées les plus fréquemment (par ordre) : la marche, les activités domestiques, l’inscription en club de sport
  • Les facteurs pouvant aider les médecins à la prescription (par ordre): réalisation de fiches à remettre au patient, l’organisation de formations sur la prescription d’AP, la collaboration médecins – éducateurs médicosportifs, la collaboration avec les services de médecine du sport, la collaboration médecins/ kinésithérapeutes, le fait d’être convaincu de l’intérêt de la prescription d’AP
  • « le fait de prescrire de l’activité physique a eu un lien statistiquement significatif avec celui de considérer la collaboration avec les éducateurs médicosportifs comme un facteur aidant la prescription ».

 Malgré ces résultats flatteurs, il faut garder le résultat le plus important à l’esprit, je cite : «  les médecins qui déclaraient pratiquer une AP étaient significativement ceux qui repéraient et conseillaient le plus une activité physique régulière chez leurs patients ».

 Souvent abordée sur le blog, la question de la « prescription » de l’activité physique repose majoritairement sur les caractéristiques personnelles du soignant (largement démontré [2]), notamment leur propre activité physique. Par exemple, les auteurs auraient pu interroger les médecins sur leur indice de masse corporel, ou leur statut tabagique (voir l’étude française [3] ou l’étude Canadienne [4])… Il serait alors apparu que les médecins fumeurs en surpoids ou obèses n’interrogent pas leur patients à propos de l’AP ou on peut imaginer qu’il s’agit des médecins non répondants (+ de 50% des médecins interrogés).

 Cette étude souligne aussi le besoin d’outils adéquats et du manque d’échanges entre les Enseignants APA et les médecins généralistes.

  1. Gérin C, Guillemot P, Bayat M, André AM, Daniel V, Rochcongar P. Enquête auprès des médecins généralistes sur leur expérience et leur avis en matière de prescription d’activité physique. Sci Sports
  2. Fie S, Norman IJ, While AE. The relationship between physicians’ and nurses’ personal physical activity habits and their health-promotion practice: A systematic review. Health Educ J. 1 janv 2013;72(1):102‑19.
  3. Attalin V, Romain A-J, Avignon A. Physical-activity prescription for obesity management in primary care: attitudes and practices of GPs in a southern French city. Diabetes Metab. juin 2012;38(3):243‑9.
  4. Lestage K. Promotion de l’activité physique des médecins omnipraticiens auprès de leurs patients. 3 juin 2013 [cité 14 nov 2013]; Disponible sur: https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/handle/1866/9845

 

Que nous enseignent les anciens mineurs anglais à propos de l’activité physique ?

22/01/2015

Un des articles les plus consultés du blog reste celui sur  l’activité physique des amish. S’il est vrai qu’il est très original et améliore réellement la compréhension que nous avons de la modification des habitudes de vie contemporaines, il souligne aussi indirectement l’aspect socio-culturel qui peut déterminer l’activité physique. Les articles du blog qui traitent des facteurs explicatifs associés à l’activité physique se centrent souvent sur les caractéristiques individuels (e.g., perte de temps…) ou psychologiques (e.g. processus de changement…) des individus étudiés. Or, au même titre que certaines activités sportives ou sports de compétition sont pratiqués plus fréquemment dans certaines régions ou milieux sociaux (voir le livre d’Olivier Chovaux pour un bel exemple), il pourrait en aller de même pour l’activité physique (dans un sens plus large que celui restreint du sport).

Rind & Jones (2015) viennent de publier une étude (en accès libre) qui explore comment l’histoire socio-culturelle d’une zone géographique peut former les croyances etPride FIlm attitudes à propos de l’activité physique. Ainsi à travers une approche qualitative, ils explorent les implications du déclin industriel sur les opportunités d’activité physique et les attitudes qui y sont liées.

Les deux chercheurs ont recrutés 19 adultes (10 hommes) assez âgés pour pouvoir avoir vécu les changements environnementaux, socio-économiques et sanitaires depuis les années 80 (moyenne d’âge 72 ans). Deux anciens bassins miniers au sein de zones respectivement rurale et semi-urbaine, au nord-est de l’Angleterre ont volontairement été choisies. Ils ont réalisé des focus groupes séparément par sexe.

Voici les principaux résultats :

Leur ancien travail étant très physique a freiné leur participation parallèle à des activités physiques de loisirs, donc cela influence encore aujourd’hui leur manque d’habitude d’activités physique de loisirs. Malgré la réfection de leurs quartiers respectifs laissés longtemps à l’abandon, les personnes décrivaient réaliser peu de marche car ils craignent pour leur sécurité.

jardins ouvriersIls insistent aussi sur le fait que leur revoit des mines les à couper du réseau social auquel ils appartenait et qui participait à leur activité physique. Ils soulignent aussi que la jardinage reste leur dépense physique majoritaire, en plus de fournir de la nourriture. Les sujets se décrivent aussi comme très diminués physiquement des suites de leur travail à la mine. Rind & Jones soulignent que les participants exprimaient un fonctionnement social de leur quartier très limité du fait de leur manque d’échanges entre eux et les jeunes habitants.

Cette étude soulève le besoin de prendre en compte les caractéristiques socio-historiques des zones où l’on souhaite aider les personnes à être plus actives. Ainsi, on peut imaginer que développer des programmes inter-générationnels autours de l’activité physique (voir l’exemple de l’association Jouvence en France) ou du jardinage et de travailler à ce que les espaces piétons paraissent plus sécuritaires demeurent de bonnes pistes de travail.

Dans un cadre plus large, cela rappelle aussi aux professionnels de la santé que travailler auprès d’un usager pour le rendre actif physiquement se base aussi sur les caractéristiques sociales et historiques dans lequel il évolue. Au niveau politique, la lutte contre la sédentarité passe aussi par les l’organisation des espaces comme les jardins ouvriers (jadis nombreux). Pour les enseignants en Activité Physique Adapté qui par exemple proposent des pratiques d’APA, cela peut aussi se traduire par des séances tarifées en fonction du revenu par exemple ou se rapprocher d’associations rassemblant des anciens travailleurs.

Rind & Jones (2015) “I used to be as fit as a linnet” – Beliefs, attitudes, and environmental supportiveness for physical activity in former mining areas in the North-East of England. Social Science & Medicine. doi:10.1016/j.socscimed.2014.12.002

Chovaux
 O.,
 Cinquante
 ans
 de
 football
 dans
 le
 Pas‐de‐Calais.
 Le
 temps
 de
 l’enracinement
 (fin
XIXe‐1940),
 Artois
 Presses 
Université,
coll.
Histoire,
2001,
378
p.


Agenda, crayon, clavier, diaporama : les maîtres mots du début de l’année 2015 pour les Activités Physiques Adaptées.

08/01/2015

1-Un an après quasi-jour pour jour, vous pouvez lire l’annonce du 2nd Congrès National des Professionnels des Activités PhysiquesCNP-APA 2015 Adaptées (CNP-APA) l’UFR SMBH de l’université Paris 13 à Bobigny. Une équipe plus étoffée travaille déjà à la seconde édition le 28-29 Mai 2015. Je l’ai souligné dans ma lettre ouverte aux acteThe_Congress_film_posterurs des APA, que ceux-ci n’écrivent, ne présentent, ne partagent pas assez leur expérience. Jusqu’au 15 Mars, proposez vos communications orales, vos ateliers pratiques, vos tables rondes entre professionnels, vos posters.
C’est peut être l’occasion de faire le point sur la législation, d’échanger avec un Enseignant-chercheur sur  les besoins d’outils validés, de questionner ce qui fait qu’un patient BPCO continue l’activité physique ou pas… ou d’utiliser votre droit à la formation continue. Vous pouvez toujours lire une des présentations de la première édition ici. Toutes les informations complémentaires sur le site du congrès.

2-Pour 2015, la revue Santé publique prépare un projet de numéro thématique qui sera dédié à : « Activités physiques & santé ». (Date limite d’envoi des déclarations d’intention : 6 mars 2015 – Date limite de dépôt des articles : 1erseptembre 2015).
Voici des extraits de l’appel à article :
« L’objectif de ce numéro thématique est de rassembler des contributions originales qui abordent les enjeux, débats et pratiques sur les rapportsSanté Publique entre activités physiques et santé. Il est attendu des articles de fond comme des retours d’expériences sur des pratiques innovantes.
Les approches pourront faire porter le focus sur la dimension territoriale où interviennent les professionnels de l’encadrement de l’activité physique et sportive, les professions médicales et paramédicales, l’offre de service des fédérations sportives et celle des entreprises. La mise au jour d’innovations locales sera particulièrement intéressante. La dimension nationale professions, instances de validation scientifique, organisations nationales et autorités de tutelle) est un terrain d’investigation tout aussi important car s’y jouent la reconfiguration des territoires professionnels ainsi que la pérennisation ou la fragilisation de groupes professionnels émergents. On pourra, ainsi, étudier les dynamiques professionnelles et sociales autour de l’activité physique pour la santé (enseignants en Activités Physiques Adaptées, éducateurs Sport –santé, etc.). ».

3-Pour terminer, la « traditionnelle » 13ème Journée des Activités Physiques Adaptées menée par les étudiants et professeurs du département «Activités Physiques Adaptées », de l’UFR STAPS se déroulera le Jeudi 9 Avril 2015. Le thème annoncé est : « Innovations Technologiques et Activités Physiques Adaptées ». Peu alléchant à mon goût, dans le contexte politique actuel d’autres thèmes semblaient prioritaires, mais attendons le programme pour me faire mentir.

N’hésitez pas à commenter les articles du blog.

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