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La promotion de l’activité physique par les oncologues, ce n’est pas suffisant !

27/03/2016

Voici une traduction personnelle d’un texte rédigé en collaboration avec Josée Savard et édité par Jennifer Brunet pour l’Association Canadienne de Psycho-Oncologie.

katebPark et al. (2015) ont examiné les effets de la recommandation de l’activité physique à des personnes ayant terminé leur traitement pour un cancer du sein ou un cancer colorectal par des oncologues. Les investigateurs assignaient les participants dans une des 3 conditions suivantes : contrôle (consultation conventionnelle), recommandations en terme d’exercice physique (décrire les bénéfices de l’exercice d’intensité modérée sur les risques de récurrence de cancer), recommandations en terme d’exercice physique + outils motivationnels (DVD de présentation d’exercices de renforcement musculaire, podomètres et agenda) + une séance d’éducation menée par spécialiste de l’exercice physique. L’activité physique auto-rapportée 4 semaines à la suite de l’intervention était le critère de jugement de l’étude. La qualité de vie étant aussi mesurée à l’aide du questionnaire: European Organization for Research and Treatment of Cancer (EORTC) QLQ C-30.

Parmi les participants recrutés, 121 avaient reçus un traitement pour un cancer du sein et 41 pour un cancer colorectal. Le taux de rétention de l’étude était bon (80%). L’analyse en intention de traiter indiquaient que l’ajout d’outils motivationnels et d’une séance d’éducation augmentaient significativement l’activité physique auto-rapportée modérée et totale, en comparaison au groupe contrôle. Les participants recevant cette intervention augmentaient leur durée d’exercice physique de presque 80 minutes par semaine. Les participants des deux autres bras ne modifiaient pas leur activité physique significativement. Aucune différence entre les 3 bras n’a été retrouvée pour la qualité de vie.

Cette récente étude montre que la recommandation de l’exercice physique par un oncologue pourrait être insuffisante pour modifier le comportement d’adultes traités pour un cancer du sein ou colorectal. Cela étaye l’idée que la promotion de l’activité physique devrait être accompagnée d’outils motivationnels et d’une consultation par un spécialiste de l’exercice physique.

Pourquoi cet article est pertinent : Malheureusement, la promotion de l’activité physique en oncologie est souvent conceptualisée comme une simple prescription de la part des oncologues. Mais l’activité physique est un comportement de santé complexe et devenir physiquement actif est défi de taille pour les personnes traitées pour un cancer. Cette étude souligne qu’une intervention appuyée par un soutien motivationnel est efficiente. Elle souligne aussi que l’intégration de spécialistes de l’exercice physique (ex: kinésiologues, enseignant en APA) pourrait être importante dans le futur.

Park, J.-H., Lee, J., Oh, M., Park, H., Chae, J., Kim, D.-I., … Jeon, J. Y. (2015). The effect of oncologists’ exercise recommendations on the level of exercise and quality of life in survivors of breast and colorectal cancer: A randomized controlled trial. Cancer, 121(16), 2740‑2748. http://doi.org/10.1002/cncr.29400

Version anglophone du texte en accès libre ici

Voir aussi un autre article du blogue sue ce sujet : Les oncologues et leurs croyances envers l’activité physique

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