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Les oncologues et leurs croyances envers l’activité physique

06/05/2015

Nicky-Larson-Kaori-LauraPlusieurs articles du blog (ici et ) martèlent un contre message important sur la base de multiples articles (voir la revue de Fie à ce sujet 1) : la promotion/prescription de l’activité physique et ou des activités sportives par des soignants (médecins généralistes, spécialistes, infirmières, psychologues…) ne dépend (quasiment) que de leurs habitudes personnelles et de leurs attitudes et croyances envers l’activité physique. Une récente étude reproduit des résultats connus mais cette fois-ci dans le domaine de l’oncologie 2. La place de l’activité physique est croissante dans ce domaine, et des recommandations de plus en plus précises sont produites par des sociétés savantes.

Celles-ci partent toujours d’un postulat de base : « du soignant sachant » ou « C’est écrit, cela va être appliqué ». Cependant, dans les faits, la quantité de littérature médicale est exponentielle, et les soignants lecteurs priorisent souvent leurs lectures sur les traitements pharmacologiques ou les techniques utilisées quotidiennement.

Park et ses collègues2 coréens ont mis en place une enquête par questionnaire auprès de 167 oncologues afin d’identifier leurs attitudes à propos de l’exercice physique et sa prescription, et examiner leur propre niveaux d’activité physique (article en accès libre).

Résultats:

  • Parmi les répondants, une majorité traitaient plus qu’un seul type de cancer.
  • 72 % reconnaissent que l’exercice physique est bénéfique et 70 % important mais seulement 39 % que l’exercice physique est sécuritaire.
  • 7 % pensent que leurs patients pratiquent de l’exercice physique durant leur traitement
  • 11 % des sujets interrogés déclarent avoir une activité physique répondant aux recommandations internationales.
  • Leur niveau d’activité physique était associé avec leur attitude à recommander l’exercice physique.
  • Les croyances envers les bénéfices de l’exercice physique (meilleure santé mentale, maintien de la condition physique…) sont 3 plus élevées parmi les oncologues qui recommandent l’exercice physique.
  • Les barrières à la recommandation étaient : le manque de temps, le manque de clarté des recommandations, la crainte pour la sécurité du patient.

On pourrait penser qu’il y a un effet culturel à cette étude, mais elle reproduit des éléments déjà démontrés auprès des infirmières américaines en oncologie3.

Que faut-il en conclure ? Je laisse les lecteurs donner leurs avis dans les commentaires sous l’article.

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